Prémonition…?! Hier soir, après OSX 10.9.3 et la nouvelle version de iTunes, j’ai viré près de (plus de…!) 250 applications que j’ai testé naguère et qui ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. Je n’ai conservé que celles qui ont été appelées sous iOS ces dernières semaines. Et viré des kilos d’applications photographiques décoratives.
Dans le tas, j’ai conservé mon fidèle Nofinder ainsi que Monokrom, MPro, Pure, etc. Bref dégagé toutes celles à effets multiples, jolies, cosmétiques mais qui ne collent pas à ma propre fabrication d’images.
Ce matin, un tweet amical et privé de Toshihiko — Today I released new camera app. Co-work with Glyn Evans (founder of iPhoneograpy) — avec, attention sympathique, un code pour tester sa dernière application, Provoke.
Genre de nouvelle qui me met de bonne humeur surtout après la journée morose d’hier…

À peine chargée, immédiatement essayée dans ma chambre en photographiant les lames du rideau vénitien.
Nom de Zeus me dis-je in petto…!
Ce qui est intéressant d’emblée, c’est que Provoke peut s’employer comme Nofinder, sans affichage après coup de l’image réalisée ou avec un affichage très court que vous pouvez paramétrer.

Ici, pas de version iPad, pas de géolocalisation, pas de signature du photographe, pas de zoom dans l’image. Mais…
- un déclencheur confortable (…on n’évoquera jamais assez l’importance de la taille de ce dernier surtout avec de gros doigts malhabiles…!)
- usage du flash ou non en première ligne par un simple glissé du doigt
- Rectangulaire ou carré (glissé du doigt itou) — 126
1:1 ou 135 3:2
- Puis, sous le déclencheur, un choix de la dureté du noir et blanc (6 options, et basta.)
- L’accès à l’image réalisée pour… changement de dureté, recadrage et envoi vers d’autres services.

Et c’est tout !
Mais comme la vignette de la dernière image s’affiche à côté du bouton de déclenchement, pas de souci pour se rendre compte même dans cette miniature, si l’image est intéressante ou non.
Bref, Provoke ne fait que du noir et blanc et, par défaut, la dureté que j’adore dans le rendu et que j’utilise dans Nofinder…! Délicate attention… !
Vous pouvez choisir parmi les six options proposées.
J’ai procédé dés ce matin à une sortie sur le chantier à côté de chez moi (je ris encore en me souvenant de la tête du chez de chantier qui m’a salué quand je photographiais ses fers à béton, assez surpris de cette démarche étrange de ce papy avec iPhone…!).
Ici les 6 valeurs possibles (même coin en haut à gauche de l’image source). Je copie/colle les infos depuis le site du développeur…
- HPAN High Contrast (mon préféré)
- NPAN Normal
- LPAN Low Contrast
- D100 Darken with Blur (4Pixel)
- H100 High Contrast with Blur(4Pixel)
- E100 +1.5EV with Blur(4Pixel)
Donc des rendus avec du flou (Blur)






Soit :

Puis des images réalisées pour le test (ma gracieuse silhouette éclairée sur un mur blanc).

Et enfin des images… certes réduites à 450 pixels de large mais que je vais ajouter sous flickr, histoire de…
Alors, je ne vais pas vous faire un test poussé de cette application pour la bonne et simple raison qu’elle est intuitive, qu’il faut faut une minute pour en faire le tour et commencer de suite à l’employer…!
Notez néanmoins que Provoke a la bonne idée de créer un dossier spécifique dans l’album, ce qui vous permet de retrouver instantanément vos images.
Coté export…? Ça se passe de commentaires…

Je retrouve le plaisir de Nofinder dans le rendu des noirs avec, cette fois-ci, un Finder ! Contrairement à l’application précédente, je peux cadrer mon sujet et viser. Cela me rappelle Vint B&W MII mais en nettement plus véloce et plus d’options.




Pour mémoire, Provoke Camera coûte une fortune, moins d’un euro sur iTunes…!
Bref, le plaisir de faire des images en oubliant l’outil, ce qui me semble le principal désormais, pas de trucs inutiles qui clignotent dans tous les coins. Je cadre, je shoote et je me fais plaisir.
Quoi d’autre ?!

Si, si : il est possible d’importer des images couleurs existantes et de leur appliquer ces effets…
Qu’est ce que l’on retient au bout du compte : le texte, l’image, la musique. Ou les outils pour les produire…?!
Je ne vais pas relater le contenu d’un courriel que j’ai reçu il y a six mois. La personne avec qui j’échangeais reste persuadée que son outil (une application informatique… Je reste volontairement vague) a une incidence sur le style même des trucs produits.
Certes, je comprends bien que notre conversation franco-globish ne reflétait pas exactement sa pensée, que je n’ai pas tout saisi.

Certes tout progrès technique ouvre de nouvelles voies à la créativité. Mais une fois la nouveauté, la facilité assimilé, passée, il me semble que l’utilisateur reprend le contrôle pour obtenir ce qu’il souhaite.
Souvenez-vous des dégradés des premiers outils PostScript, etc. Les utilisateurs ont essayé abondamment ces facilités qui étaient compliquées à mettre en œuvre avant. Avant de passer à autre chose… je peux désormais ajouter associer un dégradé sous un objet sous Illustrator mais je n’en abuse pas…!
Je garde à l’esprit que l’on peut être un auteur médiocre en écrivant avec un stylo plume comme avec un traitement de texte Markdown. Que l’on peut produire des images abomifreuses tant avec un Leica millésimé qu’avec un iPhone. Voir mixer du gros son immonde avec une console haut de gamme mais également GarageBand…!

Mais retournons l’idée…
Un photographe de talent arrivera sans se forcer à faire des clichés épatants avec un cul de bouteille (ou un iPhone…!!), un auteur écrira sur une nappe un splendide poème (mais peut aussi utiliser un iPad), un jazzman arrivera à nous émouvoir en grattant une planche à laver…

Bref, ce ne sont pas une barre additionnelle, un optique dotée des derniers perfectionnements de stabilisation ou la norme audio la plus sophistiquée qui feront de nous obligatoirement des artissssss…
La talent n’attend pas l’arrivée d’outils perfectionnés pour s’exprimer…! Il n’y a pas de mauvais outils, juste des utilisateurs qui…
Et pour répondre à Jacques N., oui, toujours amusant d’entendre ces remarques à propos du iPhone qui ne serait pas un véritable appareil photo… Ah bon…?!
Billet express et enthousiaste pour noter cette arrivée…
iThoughts (lien iTunes — proposé à 1,79 € pour quelques jours) tourne sous iPad et iPhone…

Pas réellement une surprise car la version OSX de iThoughts, l’impressionnant iThoughtsX, a été mise à jour il y a peu de temps et que j’en suis un utilisateur assidu.
Bref, je n’ai pas hésité un quart de seconde à acquérir le remplaçant de iThoughtsHD que j’avais chroniqué naguère. Sans oublier ses options d’export OPML.
En ce moment, je refais le tour de nombreux produits que j’ai acquis depuis le lancement du iPad et pour les besoins de mon bref-seller.
Il y a peu, c’était ThinkBook. Or, la version HD de iThoughts était l’une de mes prochaines chroniques et cette nouvelle mouture précipite mon timing…!

Sans rentrer dans les détails (l’application de Craig est bourrée d’options), je n’ai que deux doléances à adresser au developpeur. Qu’il ajoute TextExpander et qu’il propose éventuellement une barre additionnelle pour Markdown …ou convertisse le balisage RTF des notes (gras italique et compagnie) en Markdown. Mais je vais poursuivre mes investigations, là c’est un premier tour de l’application…!

Sous iPhone, ça fonctionne…! Une découverte pour moi car les applications étaient jusqu’à présent séparées.
Bref, je suis d’autant plus scié que même la gestion des typos fonctionne (écran de droite ci-dessus).

Ne pas oublier de placer les mêmes typos d’usage dans tous les OS…!! Ici sous Macintosh.

Le plus est bien entendu la possibilité de synchroniser un dossier de travail entre iPhone, iPad et Macintosh via le cloud souhaité, dans mon cas, DropBox.

Choix du cloud, du dossier…

Et tchaaaaaac…!

Reconnaissance des cartes précédentes…

Sans oublier les options d’export…!

Pour poursuivre l’écriture dans Byword par exemple…!
Bref, heureux de pouvoir enfin démarrer sans souci un ouvrage (…ici la trame fictive d’un possible petit traité de manipulation basé sur ce que j’ai pu vérifier, constater ses dernières années).

Occasion également de montrer la gestion des notes reliées à chaque point de l’arborescence…
Bref, excellent outil de travail et de gestion de plan (20 minutes pour monter cet exemple factice… quoi que…) mais avec TextExpander, ce serait tellement mieux !!! Je dis cela tant que les Raccourcis d’iOS ne fonctionnent pas.
Bravo Craig…!