Phraseology vient de sortir en version 2.0, le traitement de texte du développeur de l’excellent Drafts.
Certes puissant mais forcément un poil décevant pour un utilisateur francophone car parfaitement en phase avec une autre application, Terminology 3, un épatant dictionnaire… anglais, CQFD.
Par contre, si vous rédigez dans la langue de Bill Bryson, splendide puissance de feu et efficacité assurée entre ces trois produits sur un iPad…
Alors, qu’est-ce qui me fâche, vu de mon écran…?
Des broutilles…!
- enfin le choix du stockage entre iCloud ou DropBox mais pas celui, pour ce dernier, d’un dossier commun avec d’autres applications — d’autres traitements de texte par exemple. Juste un dossier dédié. Groumph…!

TextExpander est bien présent (mais pas au moment de donner un titre à son fichier, impossible dans ce cas précis d’appeler un équivalent…)

Liste des fichiers impeccable avec tri (…voir en bas de la fenêtre)…
- bien entendu Markdown fonctionne parfaitement. Mais pourquoi la barre additionnelle est aussi, heu, dépouillée, vide des balises habituelles ?

Barre additionnelle assez maigrichonne versus celle de Drafts…

Preview impeccable (je passe sur les typos disponibles et gestion de la taille des caractères à l’identique de Drafts…)
Pas question de rentrer en compétition frontale avec d’autres traitements de texte et donc clients potentiels de Terminology et/ou Drafts…?

Certes x-callback-url existe. Mieux, est déjà implementé pour Drafts.

Inutile de préciser que cela fonctionne parfaitement entre les deux applications…

Ne pas oublier d’installer les deux actions idoines…
Inspect pour ce qui suit (analyse) ; la seconde action pour copier directement en un seul tapotement votre saisie Drafts dans Phraseology…!

Du coup, il faut envisager Phraseology plus comme un outil de travail avec l’outil d’analyse de texte montré par la copie d’écran précédente.
Mais également la réorganisation des fragments de texte avec son mode plan implicite, phrases comme paragraphes…

Ce n’est pas une mauvaise option mais c’est un peu la multiplication des outils à mes yeux… Car, de plus…

…ultime pied de nez à Writer Pro, Phraseology propose la fameuse gestion focus par verbes, noms, etc.
Mais, rappel illico, fonctionne uniquement en anglais. Bref, rien pour les autres langues pour le moment et je crains que cela ne bouge pas de sitôt.
Si vous possédiez la version 1.x, la mise à jour en 2.0 est gratuite…
Sans balises visibles en théorie…
dans
écrire
Merci à l’ami @doopix de m’avoir poussé de bon matin à m’aventurer plus encore dans Texts (actuellement en version 0.18.4), application que m’avait indiqué, il y a une bonne semaine via Twitter, @AutoPublication.

Je l’avais alors exploré une première fois sans succomber.
Une discussion avec Dominique a fini de me convaincre dont une subtile conversion du HTML vers Markdown…
Je vais y revenir.
Alors, de quoi s’agit-il…?
À nouveau (enfin, déjà deux ans de développement…) d’un traitement de texte Markdown (…tiens, tiens, comme c’est étrange…!) qui permet à tout à chacun de baliser son texte mais sans voir l’ombre d’une balise si on le souhaite…
Un outil qui fonctionne à la manière de FoldingText …dont on attend toujours une mise à jour prochaine… Néanmoins, si vous entrez les balises Markdown à la main, elles apparaitront lisiblement dans votre texte…
J’en veux pour preuve mon usage immodéré des équivalents via Raccourcis avec balisage par défaut de termes clés qui sont immédiatement ajoutées dans ma saisie et demeurent visibles.
À ce propos, il manque une option dans les menus qui permette de dévoiler toutes les balises ou, inversement, de les masquer, en prenant en compte ce qui a été rentré. La seule solution (…enfin, celle que j’ai trouvé…!) est d’effectuer un copier/coller vers une nouvelle page de Texts.
Je ne suis pas fan des applications qui masquent le balisage mais je reconnais que cela peut sembler plus agréable.

— Comparaison entre le même rendu de saisie sur Texts puis Byword…
Enfin, dernier point notable, on est plus proche du MultiMarkdown que du Markdown avec une gestion de tableaux et des notes en pied de page.

Attention, les tableaux restent embryonnaires quant à la gestion des alignements… Voire lors de leur récupération depuis un autre traitement de texte Markdown. Ou sous Marked2.

Plusieurs thèmes d’affichage de votre page à l’écran sont disponibles mais vous pouvez vous lancer dans la réalisation de vos propres thèmes avec coloration syntaxique si besoin…
Les plus…? Des outils d’export et import
À la condition d’installer Pandoc sur votre machine, il est clair que c’est l’un des points les plus intéressants de ce produit qui va exporter en .html comme en .PDF ou .docx. Sans oublier les Maths…
Mais, inversement, vous permettre de transformer une sélection de texte HTML en Markdown…
J’apprécie (avec quelques réserves à suivre…) la possibilité indiquée par @doopix de sélectionner une portion de page We et la retrouver en Markdown dans Texts. Rien que vous cette option pratique, ce n’est pas inintéressant.
En cours de développement…
Mais en définitive, je ne suis pas particulièrement enthousiaste même si je relève des points astucieux (…et même payé ma licence pour les utiliser sans réserve). C’est encore lourd à l’usage surtout si on revient très souvent sur son texte comme c’est mon cas. Or l’absence de balises visibles ajoute du désagrément, paradoxe…
J’en profite d’ailleurs pour :
- m’étonner que le style gras+italique ne soit pas supporté…
- constater l’absence dans les menus d’accès à des niveaux de titre inférieurs à
###. Pas de souci, balisage à la main en entrant le nombre de # nécessaire en amont mais pourquoi ne pas accepter la même chose pour créer un blockquote avec un >…?! Incohérence.
- noter la difficulté à simplement corriger le texte d’une URL (et non l’URL elle-même…)
- regretter que mes URLs restent collées sous le paragraphe qui possède l’appel de lien au lieu d’être renvoyée en fin de document…
- m’agacer de devoir espacer les items des listes avec une ligne
- grogner de découvrir que le balisage en gras des liens des URLs est supprimée dès que l’on ajoute le dit lien…
- déplorer la gestion inexistante des alignements dans les tableaux alors que l’essentiel est en place…
- etc.
Des oublis parfois cosmétiques — ainsi, si vous récupérez un lien dans un blockquote (…après conversion d’une page HTML en Markdown), très désagréable de découvrir que l’URL est exportée avec une tabulation en amont… — que l’on peut corriger à la main… dans un autre traitement de texte. Mais qui pénalisent l’emploi de cet outil.


Bref, se souvenir que c’est un produit en développement… Et trop de soucis avec Marked2 et consorts…
Notez que c’est une application que vous pouvez télécharger gratuitement et utiliser tranquillement pendant 30 jours, histoire de vous faire votre propre opinion…
Aussi, pour l’instant, je lui préfère sans réserve l’usage de MultiMarkdown Composer, de Ulysses III ou de Byword sous OSX.
À suivre… Ou pas.