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Un doux parfum de mort | Polar

Guillermo Arriaga

dans ancres | lire

Voilà un livre que Béatrice m'a passé en fin de semaine dernière. J’étais intrigué avant de le commencer, sans plus. Et puis, dès les premières lignes, une petite madeleine. Je me suis retrouvé dans le paysage aride évoqué par l'auteur, souvenirs flous de ma petite enfance mêlées à d'autres lectures comme à des parcelles de film.

L'histoire se passe au Mexique sur la cote Est entre Ciudad Mante et Tampico, dans des coins brûlés par le soleil.

Au bout du monde quoi. Avec une police d'opérette mais franchement imprévisible. Voire totalement corrompue, passablement dangereuse. Des villages éloigné, reliés par des routes improbables, poussiéreuses à souhait, écrasées de chaleur ! Bref, rien qu'à l'idée de se rendre au village voisin, vous perdez 5 kilos !

Quand à l'activité de ces lieux paumés, dire qu’elle est proche du néant est un euphémisme. À moins que descendre des bières soit désormais élevé au rang des beaux-Arts ! On y bosse comme des damnés ou on picole pour combattre le déshydratation. Aussi, quand un événement — tragique de surcroit — se produit, la machine à fantasmes démarre instantanément.

Récits approximatifs, témoignages éthyliques que chacun s'emploie à rendre encore plus vrai que nature ! Une inventivité telle que la vérité avec un grand V n'arrive même plus à se forger une place, chacun ayant conforté le racontar de l’autre, l’ayant embelli, développé. L'alcool aidant, tout le monde arrive à se convaincre et, une fois à jeun, impossible de démentir, la légende créée de toutes pièces est devenue « LA » vérité collective.

Un matin, le jeune tenancier d’une épicerie/troquet découvre une jeune femme assassinée dans la campagne, une femme qu'il a peine croisé les jours qui précédaient. Une heure plus tard, tout le village lui attribue une liaison avec cette dernière. Deux heures après, elle est devenue sa fiancée ! Trois heures après, les parents de cette femme lui annoncent que leur fille l'aimait beaucoup, lettres à l’appui…!

Bref, comment lutter face à tant de certitudes, de pièces de puzzle mal emboitées !

Pire, la communauté a découvert l'assassin et il se retrouve chargé, pour laver son honneur, de venger la morte en tuant ce « forcément » coupable ! Que personne ne s’est embarrassé d’interroger. Quand à la morte, personne, hormis un vieux du village, ne cherche à connaître sa personnalité réelle. Ni découvrir le vrai coupable…!

Implacable, cruel, jubilatoire tant dans la fabrique du coupable que dans la lâcheté collective ! Et bien entendu, contrairement aux histoires conventionnelles avec « happy end » obligatoire, cela va de mal en pis !

Une belle tranche de connerie servie chaude et noyée dans l’alcool. Si vous aviez encore des illusions sur le genre humain, évitez de lire ce polar franchement noir malgré la lumière incandescente du décor. Guillermo Arriaga, un auteur à découvrir.




Un doux parfum de mort
Guillermo Arriaga
Traduit de l'espagnol par François Gaudry
Phébus Libretto
9782752901293 | 7,50 €

Je vous donne le lien vers la version poche disponible car l'édition que j'ai lu de 2003 semble épuisée…

Points Roman Noir
9782757806463 | 6,50 €




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le 13/10/2010 à 08:20 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Joliprint et PDF | 2

Habillage urbanbike

dans lire | mémoire | usages | voir

Mon petit billet de samedi sur JoliPrint a eu des suites amusantes et inattendues…

Un premier échange par twitter avec l'équipe de JoliPrint. Puis des échanges pour discuter de ce qui était améliorable, etc.

Et puis Gilles, le community manager et DA (pas développeur comme je l'ai écris hier soir), me propose via twitter (donc ouvertement) de réaliser une version de JoliPrint pour… Urbanbike ! Et me demande le logo…

Je lui fais part de mes souhaits (pas de lettrine, des liens en rouge, les filets plus longs, etc.). Bref, on échange une quarantaine de courriels pour corriger/discuter/repérer de trucs qui me semblent étranges sur tel ou tel site, url, sous Safari ou sous FireFox… Bref, les soucis de l'utilisateur avec une configuration de travail.

Enfin, Gilles me demande juste d'ajouter un bouton JoliPrint en pied de billet. Pour tester les modifications… Et visualiser la fameuse maquette PDF — liée, autant le dire, à l'url de ce site…

20101011_joliprint2_ajout.png

Pour l'instant, je n'ai ajouté ce bouton que sur les pages où chaque billet est présenté individuellement mais il y aura un de ces jours — j'ai pas précisé l'année — un bouton sous chaque billet sur la page d'index… Pour le moment, ce sont les 5 billets qui sont pris en compte mais, vous le savez, je ne suis pas un développeur, juste un graphiste de couvertures de choses imprimées…! Donc j'ai du oublier un truc…!

Bon, c'est bien gentil de nous narrer tout cela, mais quel est mon intérêt, pour moi lecteur…?

Vous dites-vous in petto…!

Par exemple de conserver désormais de très beaux PDF sur deux colonnes des remarquables articles griffés urbanbike…! Prenez l'excellent billet de Lukino sur le polar de Gianrico Carofiglio, Les raisons du doute que vous avez lu depuis…

20101011_joliprint2_PDF.png

Certes, vous pouviez déjà avec le Lecteur de Safari, PrintFriendly, Instapaper ou readability visualiser et/ou enregistrer les billets en PDF. Sauf que là, c'est sous la forme d'un PDF compact aux couleurs d'urbanbike…

Bon, il y a encore des petits détails à corriger (c'est lukino qui signe là…) mais, sérieusement, je suis épaté — non seulement par l'ajout du logo qui reste néanmoins anecdotique (quoi que !!) — mais bien par la qualité du rendu avec la typo museo dessinée par Jos Buivenga et cette disposition économique en deux colonnes qui sied bien à urbanbike…! Merci Gilles.



Note de ce mardi…
Le problème est que l'on prend très vite le pli de l'usage de JoliPrint… Ainsi cet excellent billet sur Eco dans le Monde relayé par babelio.

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Nouvelle note (16:54) : Bon JoliPrint est intégré également dans la page d'index, merci à Xavier pour ses précieuses recommandations. Le système fonctionne en faisant désormais figurer le nom de l'auteur du billet (et donc pas que le mien…!), la date de publication et non celle de la création de l'impression. D'autres petites corrections arrivent mais vous pouvez désormais conserver des articles d'urbanbike en PDF et les transférer sur une tablette. Moins groumphant que de rechercher par la suite… Mieux encore, le serveur de traitement est en Europe et le PDF généré ne traverse plus l'atlantique…!!

le 11/10/2010 à 20:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Instapaper pour lire à tête reposée

Marquer les pages pour les relire tranquillement

dans mémoire | usages

Rien, n'est plus pénible de tomber sur une bonne info, quelque soit sa nature, et de devoir faire un choix cornélien… La lire de suite ou essayer de mémoriser son adresse. Voire se l'expédier par courriel…?! Pas simple.

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Le plus pratique est d'utiliser un service comme celui d'Instapaper. La procédure est rapide, on s'enregistre avec une adresse courriel et un mot de passe et l'on ajoute un snippet dans son navigateur, on utilise des clients twitters qui supportent Instapaper (c'est le cas sur mon iPhone de Twittie/Twitter, Echofon ou Icebird…).

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Du coup, tout devient plus rapide et l'on est certain de ne rien manquer. Plus besoin de ressaisir l'adresse mail comme pour un envoi par courriel, il suffit d'utiliser le marque page sur le billet souhaité, la confirmation d'enregistrement s'affiche et hop, on peut poursuivre en sachant que l'on pourra (re)lire l'article plus tard à tête reposée…

Un exemple avec un billet pris au hasard…! Mais d'actualité…!

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Une fois devant son écran au calme, que ce soit sur iPhone ou iPad via l'iApp Instapaper, la lecture se fait au calme et avec la certitude de n'avoir rien oublié…

Un exemple sur mon Mac avec le billet déjà employé dans celui d'hier…

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Et sur iPhone (ici avec une inversion de contraste)…

Accès ici à une liste hétéroclite d'articles mémorisés…

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Après choix d'un billet, possibilité de le lire via Safari sur l'iPhone…

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Ou directement dans l'iApp Instapaper…

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Hormis le temps de paramétrer l'ensemble, c'est du gain tout au long de la journée en collectant des infos essentielles ou anecdotiques. La seule chose à garder en mémoire est de bien se discipliner et lire les articles stockés, faire le ménage ou les archiver dans des dossiers dans Instapaper…!

Collecter, c'est bien ; trier (sic !), c'est essentiel…!

le 11/10/2010 à 08:50 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #