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Télétravail et code du travail

Changements en juin 2009

dans bosser partout

La chose juridique n'est pas mon fort mais, profitant d'un peu plus de calme (ah bon…?!), je me penche doucement sur ce texte rappelé à mon souvenir par ce billet de l'AFTT

Bref, il y a un bon mois, certaines choses se sont dessinées pour les télétravailleurs, que ce soient des entrepreneurs individuels qui bossent à la maison ou ceux autorisés par leurs entreprises à passer une partie de la semaine à travailler chez eux.

Comme je ne suis nullement un maître du barreau (!), mon commentaire est celui exprimé par un professionnel qui bosse chez lui, point barre…!

Voici le texte copié/collé du lien précédent…
TITRE IV | PROMOTION DU TÉLÉTRAVAIL
Article 9
Le chapitre II du titre II du livre II de la première partie du code du travail est complété par une section 4 ainsi rédigée :
« Section 4
« Télétravail
« Art. L. 1222-9. - Sans préjudice de l'application, s'il y a lieu, des dispositions du présent code protégeant les travailleurs à domicile, le télétravail désigne toute forme d'organisation du travail dans laquelle un travail, qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l'employeur, est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l'information dans le cadre d'un contrat de travail ou d'un avenant à celui-ci.
« Le télétravailleur désigne toute personne salariée de l'entreprise qui effectue, soit dès l'embauche, soit ultérieurement, du télétravail tel que défini au précédent alinéa.
« Le refus d'accepter un poste de télétravailleur n'est pas un motif de rupture du contrat de travail.
« Le contrat de travail ou son avenant précise les conditions de passage en télétravail et les conditions de retour à une exécution du contrat de travail sans télétravail.
« À défaut d'accord collectif applicable, le contrat de travail ou son avenant précise les modalités de contrôle du temps de travail.
« Art. L. 1222-10. - Outre ses obligations de droit commun vis-à-vis de ses salariés, l'employeur est tenu, à l'égard du salarié en télétravail :
« 1° De prendre en charge tous les coûts découlant directement de l'exercice du télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils, ainsi que de la maintenance de ceux-ci ;
« 2° D'informer le salarié de toute restriction à l'usage d'équipements ou outils informatiques ou de services de communication électronique et des sanctions en cas de non-respect de telles restrictions ;
« 3° De lui donner priorité pour occuper ou reprendre un poste sans télétravail qui correspond à ses qualifications et compétences professionnelles et de porter à sa connaissance la disponibilité de tout emploi de cette nature ;
« 4° De fixer, en concertation avec lui, les plages horaires durant lesquelles il peut habituellement le contacter. »

Premier point, autant le dire de suite, vous avez parfaitement le droit de ne pas souhaiter travailler chez vous, cela ne constitue nullement un motif de rupture du contrat de travail. Comme nous l'avons écrit dans Comment travailler chez soi, tout le monde n'est pas armé pour bosser ainsi.

Ensuite, c'est bien à l'employeur de prendre en charge tous les coûts découlant directement de l'exercice du télétravail. Cela peut sembler logique mais ce n'est pas toujours bien compris.

La suite est connue mais il y a un gros "plus" : de fixer, en concertation avec lui, les plages horaires durant lesquelles il peut habituellement le contacter.
En résumé, le télétravailleur et son patron doivent désormais fixer ces horaires, ce qui évitera au télétravailleur de continuer à être appelé en dehors des horaires ainsi définis pour des urgences de dernière minute non anticipées, CQFD. C'est souvent ce qui se passe, d'aucuns ne comprenant pas que le petit personnel n'est pas à leur disposition 24 heures sur 24. Les moins timides ne se privent pas de recadrer qui de droit mais les autres se font trop souvent tondre la laine sur le dos…

Mais il y a un dernier point intéressant qui prend de l'importance vu la pandémie de derrière les fagots qui se prépare, cet article 9 bis
En cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d'épidémie, la mise en oeuvre du télétravail est considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l'activité de l'entreprise et garantir la protection des salariés.

Il serait temps que les employeurs voient les aspects positifs du travail à domicile dont celui-ci.
Les autres aspects sont de simple bon sens et n'échapperont qu'à ceux qui se refusent à voir la réalité telle qu'elle se présente désormais… En vrac…

Bien évidemment, le gain de temps en terme de transport pour le télétravailleur qui peut, du coup, utiliser celui-ci à sa guise. Et emmener ses gamins à l'école, faire des courses ou son marché à des heures pas trop fréquentées, c'est un gain de temps appréciable.

Ensuite c'est une évidente réduction de la facture énergétique avec moins de combustible utilisé, moins de bagnoles sur les routes (et donc moins de bouchons, une meilleure fluidité en théorie).
Si votre employeur est réellement sensible au télétravail, vous pouvez même lui proposer une organisation horaire légèrement décalée où l'un comme l'autre seront gagnants. Vous y gagnez en optimisation de votre temps et votre employeur s'y retrouve en disponibilité.

Côté énergie toujours, quand on bosse chez soi, on met un pull, on ne chauffe que la pièce dans laquelle on travaille, bref, on lisse ses dépenses énergétiques et ne laisse pas les lumières allumées dans tous les couloirs…!

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À suivre…

le 25/07/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Drôles de frères | Adios Schéhérazade

Deux polars signés Westlake

dans lire

Lors de mon dernier passage en librairie, deux polars chez Rivages…

Bon, l'un a pas mal vieilli même si il est considéré comme un roman fétiche par Jean-Patrick Manchette ; l'autre reste assez en phase avec l'actualité, celles des promoteurs immobiliers prêts à tout pour réaliser une bonne affaire.

Le pas terrible — à mes yeux, c'est Adios Schéhérazade, l'histoire d'un auteur de romans pornos qui tombe en rade d'inspiration. Dans les années 70, cela pouvait faire scandale mais 40 ans plus tard, même l'angle de du roman peine pas mal. Bref, j'ai décroché assez vite même si les tribulations de la vie bas de gamme et sans ambition du héros sont assez pathétiques…

Le plus amusant, hilarant, écrit en 1975, reste Drôles de frères. Imaginez en plein New York un couvent avec des moines (si, si, des vrais…!). Le bâtiment appartient bien à la congrégation mais pas le terrain. Un bail de 99 ans a été signé la première fois en avril 1777. Or New York s'est un peu — beaucoup ! — développé et le couvent se trouve dans un quartier désormais florissant, à deux pas du Waldorf Astoria et de Park Avenue…!

Et les trois cent mètres de façade de cet antique monastère intéressent quelque peu les promoteurs immobiliers…! Bref, comment résister, ô hommes de foi contre le rouleau-compresseur juridico-bétonnier…?!


Drôles de frères
Donald Westlake
Traduit par Isabelle Reinharez
Rivages Noir
9782869300453 | 9 €



20090723-IMG_7366_ub.jpg


Adios Schéhérazade
Donald Westlake
Traduit par Marcel Duhamel
Rivages Noir
9782743616939 | 6,95 €

le 24/07/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Brompton : trois accessoires utiles

Et mêmes indispensables en ville

dans brompton | potager

Le monde entier (!) sait que mon vieux brompton a repris du service. Billet pour utilisateurs de ce vélo.

J'ai ajouté un dernier accessoire mardi midi juste avant que les vélos parisiens ne ferment pour le déjeuner.

Une chaîne articulée, fermée par une clé, qui se place sous la selle…

Effectivement, rentrer dans des boutiques avec son vélo, c'est parfois possible mais pas toujours. Il faut alors laisser le vélo à l'exterieur. Du coup, l'antivol reste de rigueur sauf que je n'ai pas retrouvé mon "U" gigantesque. Or comme je devais passer récupérer ma pompe (celle oubliée sur l'établi du réparateur), j'en ai profité pour faire installer ce kit qui reste attaché au Brompton et donc ne m'oblige pas à le chercher des yeux puis à le poser dans mon sac avant chaque utilisation.

En mode déployé puis replié.

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Chaîne semi-rigide et donc parfaitement repliable…!

20090721-IMG_7304_ub.jpg

Comme on est au millimètre sur un brompton, cet antivol se place sous la jonction du cadre. Or j'en profite également pour montrer le Rear Frame Clip qui s'avère bien pratique en laissant le vélo solidaire lors des descentes d'escalator ou montées d'escalier… Ben oui, comme le Brompton se plie, ce système de blocage s'avère efficace dans certaines situations.

20090721-IMG_7285_ub.jpg

Il suffi d'appuyer sur le levier au dessus pour libérer la jonction… Et replier le vélo. Pour mémoire, on voit la serrure de l'antivol accroché en dessous.

20090721-IMG_7287_ub.jpg

Mais il est également possible, en tournant le cylindre d'un quart de tour, de laisser le système libre comme à l'origine. Bref, selon vos usages.

Et le cabas…? C'est facile à retirer et à remettre…?!
En trois vues, le système d'attache (toujours un petit levier à déplacer en dessous pour libérer ce sac…).

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20090721-IMG_7299_ub.jpg

Un clic et c'est attaché. Efficace.
Il existe d'autres types de sac mais celui-ci est prévu courses et transport de trucs encombrants (feuilles A3, bombes de colle et compagnie).

Bien que ce soit un outil de travail pour me déplacer chez les clients, je n'ai pas poussé le vice jusqu'à changer de selle pour une Brooks, etc. Ou même de pédalier comme Vincent qui, prochainement, va nous raconter en images…
Mais chuuut…!
Note(s) de lecteur(s)…

Lionel ajoute ceci :
Attention, l'antivol que vous présentez est un peu moins sûr qu'un bon vieux U (1 étoile) et ce lien également
Mais bon les disqueuses à accu ne courent pas les rues :)
Et j'en ai un et je l'apprécie quand même.

Mille fois raison : mais l'idée est de l'attacher juste le temps de faire des courses, pas plus. Sinon, je le plie et l'emporte avec moi…!

le 23/07/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #