Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Nouvelles complètes de Joseph Conrad

Quarto Gallimard

dans ancres | lire | potager

Je n'avais jamais lu de textes de Conrad — Josef Teodor Konrad Korzeniowski — jusqu'à présent et tant mieux…! Voilà un auteur prodigieux, polonais écrivant en anglais, parlant français que je découvre tardivement. Et donc des pages et des pages — près de 1500 — de lecture à venir…! Je suis tombé sur cet opus récemment en me baladant à la Fnac… Une fois à la maison, j'ai lu la longue introduction de Jacques Darras qui fait un parallèle entre Joseph Conrad et Arthur Rimbaud, s'amuse du fait qu'ils aient été à Marseille en juin 1875, au même moment mais sans se rencontrer…

Et puis j'ai commencé à lire Karain, un souvenir (1897)…
Instantanément sous le charme, transporté en Indonésie vers Macassar. Rien à voir avec l'esprit d'un Édouard Charton et sa vision du monde… Depuis, comme je n'ai pas trop le temps de le lire, ce livre est en attente à un endroit précis de la maison… À chaque fois que j'y passe, j'ouvre au hasard ces pages et je lis quelques paragraphes : tout simplement sublime. Cela en attendant d'avoir le temps d'être quelques jours au calme…

Néanmoins, j'ai eu du mal à me décramponner de Cœur des ténèbres, le Congo d'alors avec cette morgue des hommes blancs, ce simulacre de postes avancées du progrès surtout destinés à tirer le maximum de ressources… À un moment donné, il y a une description d'une circulation en vapeur sur le fleuve et cela m'a remis en mémoire une scène similaire (mais moins périlleuse) dans O'Hanlon au Congo. Bref Conrad dépeint au scalpel l'état d'esprit des hommes à cette période, la bêtise, le calcul sordide… À découvrir si vous ne savez pas comment était alors exploité le Congo dit Belge…

L'intérêt de ce gros volume est de passer d'une nouvelle à l'autre mais surtout de les relier toutes grâce au travail de Jacques Darras et d'avoir une biographie assez fine en fin d'ouvrage… Bref, d'avoir très vite les clés pour mieux comprendre cet auteur, dont une courte filmographie. J'ai ainsi compris la filiation entre des films comme Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ? de Scola, ou Apocalypse Now de Coppola… Deux films inspirés justement de Cœur des ténèbres


Nouvelles complètes
Joseph Conrad
Gallimard
9782070768400 | 27,50 €




image

le 01/08/2008 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

LightRoom 2.x disponible

Processeur intel fortement conseillé

dans mémoire | photo | usages

C'est dans conditions de test comme celles-ci que je commence à bien mesurer — malheureusement — la différence de technologie comme de vitesse entre mon fidèle G5 d'il y a plus de 6 5 ans (juillet 2003, merci Guillaume) et mon MacBook Pro de 2007, une sorte de gap technologique pour être précis… Le premier rame avec les nouvelles versions (même si LightRoom 1.4.1 me donne toujours satisfaction, que la version 2.x tourne néanmoins dessus), mon portable réagit au quart de poil pour afficher les modifications chromatiques désormais disponibles sur cette nouvelle version… Bref, sans une machine dotée d'un processeur récent, non pas "point de salut", mais n'espérez pas de réactivité exceptionnelle…

Du coup, comme pour CaptureOne qui s'avère ultra véloce sur mon MacBook (et DxO 5.2), j'ai installé la dernière version de LightRoom sur cette machine à défaut de perdre du temps à attendre à chaque réglage. Et c'est véritablement impressionnant par rapport aux versions béta de ces derniers mois… Je fais de même pour DxO 5.2 au moment où je saisis ces quelques lignes, la version actuelle déménage…

Revenons à LightRoom
Ce qui me frappe dans cette nouvelle version, c'est l'option deux écrans (ou deux fenêtres l'un sur l'autre si vous ne dispose que d'un écran) pour afficher la bibliothèque en même temps qu'un autre module, généralement celui de développement…

Ici, la vision des deux écrans sur mon vieux G5 (pour info — ajout en fin de rédaction, le fait de ne gérer qu'un seul écran du G5 évite de mettre ses performances à plat)…

image

image

Ou cette même option sur un seul écran sur un MacBook Pro… La gestion de cet affichage se fait en bas à gauche en cliquant sur la miniature d'écran 2.

image

On peut s'en passer mais je reconnais que c'est ultra pratique de rester dans le module de développement et, en même temps de filtrer les vues à traiter, sélectionner pour constater que, hop, l'image est déjà en place dans la fenêtre du dessous.

image

image

Hormis cette fonction redoutable de filtrage par métadonnées (parlons d'une bien meilleure ergonomie par rapport à la version &.x car tout ceci existait déjà mais pas aussi bien exploité), ce sont bien évidemment les options de traitement couleur qui font la différence et que mille billets lus sur la toile vous ont déjà expliqués. Les images qui suivent sont de simples illustrations sans prétentions artistiques, juste une manière rapide de vous présenter la mécanique de correction…

La gestion de ce masque de dégradé (dit filtre gradué) qui agit sur toute l'image — ici en agissant sur l'exposition — est déjà un outil assez amusant et plein de promesses…

image

Mais l'autre élément est ce masque progressif multi-usages (ou à multiples combinaisons) qui se restreint à une portion de l'image…

image

Pas compliqué de réchauffer un peu les nervures de droite et utiliser ensuite un autre masque pour verdir le fond, par exemple.

image

Du coup, assez facile (ci-dessous, à la hache pour explication) d'utiliser ce masque qui s'utilise comme un gros pinceau dimensionnable pour remonter un peu d'information des parties sombres de l'image (à droite) sans trop d'effort (affichage de la version retouchée et de la version originale en mode comparaison)…

image

À noter que le nettoyage des yeux rouges, des poussières ou encore le recadrage et inclinaison de l'image sont regroupés au même endroit que les deux outils de correction évoqués ci-dessus, ce qui est beaucoup plus pratique que la version précédente.

La couleur se sélectionne également de manière plus agréable, via une palette large… Cette palette se retrouve dans d'autres modules et l'on peut ainsi — par exemple…! — réaliser des combinaisons de couleurs abomifreuses pour le web…
Un exemple…?

image

Violent…! Tous les éléments des sets proposés par défaut sont ainsi aisément modifiables à vos couleurs… Il est heureusement aussi facile de revenir aux options d'origine (ouf…!).

Je ne souhaite pas décevoir Laurent. Si Capture NX offre, certes, un affichage très pratique avec cette notions superbes des U-points à l'ergonomie très astucieuse, LightRoom 2.x propose de traiter d'une manière finalement assez proche dans l'esprit nos images sans se restreindre uniquement aux NEF made in Nikon. Bien évidemment, on ne va pas jouer sur les mots et comparer les technologies mais, en résumé, LightRoom se défend étonnamment bien, ceci vu de mon écran…!

Alors que j'étais assez sceptique en tripotant du bout de la souris les versions béta, la version finale est impressionnante de fluidité pour travailler sur mes RAW de 12 MP sortis de mon antique Canon 5D. Si la prochaine version de ce boîtier passe en 16 MP, j'espère conserver cette célérité en terme de traitement… Notez bien que cette version est prévue pour gérer des images de 512 Mo, de quoi voir venir…!

Bref, 30 jours d'essai nous sont offerts, le temps de tester en profondeur cet outil comme ses concurrents évoqués précédemment…

le 31/07/2008 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Demain, plus d’emballages que de produits…

Des conditionnements plus simples, c'est pas possible…?

dans groummphh | lukino | usages

Non, pas de test de LightRoom en version 2 (sorti hier), ni de DxO 5.2 (qui fonctionne bien mieux que la version initiale…)… Comme CaptureOne 4.1.1, ces produits nécessitent désormais un bon processeur Intel même s'ils sont prévus pour "tourner" à minima sous mon vieux G5… Le gros avantage de ces applications est leur absence d'emballage, directement du serveur au consommateur…

Or, dans la vraie vie qui n'a rien de très numérique, faire ses courses permet de mesurer à quel point tout est prétexte à suremballer, comme une sorte de contrepoint au téléchargement…! Quand j'étais môme, il n'était pas rare d'acheter des produits qui étaient puisés directement dans des cartons, dans une caisse, dans des bocaux… Soit vous les mettiez directement dans votre panier, soit c'était sommairement emballé dans un petit sac en mauvais papier ou une feuille de papier journal. Celai ne payait pas de mine mais cela se recyclait assez vite…! Et la feuille de journal était aussi une incitation à lire quelques brèves…

Maintenant, que ce soit pour une brosse à dents, des câbles Hi-Fi ou des aliments transformés industriellement, mais aussi pour des fruits conditionnés à la superette du coin de la rue, vous n'échappez plus au super emballage… Emballage multi-couche "sur-protecteur" qu'il est parfois difficile d'ouvrir…! Je ne parle même pas des boîtes de médicaments qui demandent à tous les patients une force herculéenne pour accéder à leurs remèdes (je ne vous dis pas avec une seule main), ouvrir des tubes de comprimés, etc. Idem pour ces emballages individuels censés garantir une fraîcheur parfaite, la boîte hermétique familiale, connais plus…!

image

Désormais, quand je fais mes courses, j'essaye d'éliminer systématiquement tous ces produits aux emballages redondants si je peux trouver leur alter ego dépouillé — même s'il est plus cher de quelques cents… Il y a encore une année, ma poubelle bleue, celle qui rassemble les emballages pour le tri sélectif, était ramassée tous les 15 jours, voire toutes les trois semaines… Or j'ai l'impression que c'est pratiquement toutes les semaines qu'il faudrait la vider…!

Certes, il y a les réclames nombreuses laissées dans la boîte à lettres, le courrier publicitaire, les revues et journaux obsolètes mais il me semble que le volume des emballages augmente de plus en plus même en les stockant à plat…

C'est pourquoi j'aime le principe marché. Les sacs en plastique ont pratiquement disparu et venir avec son panier à roulettes permet de placer fruits, légumes et autres denrées en délaissant ces emballages peu écologiques. Mieux, de voir et sentir (et même goûter !) ce que l'on achète pour de vrai…!

Merci Lukino pour cette illustration qui résume bien la situation…!

le 30/07/2008 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #