L'appétit pour l'édition américaine
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[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]
L’industrie du livre prend véritablement son envol au lendemain de la seconde guerre mondiale lorsque le gouvernement décide de faciliter l’accès à l’éducation pour des millions d’américains : les vétérans ayant notamment combattu au Japon et en France.The Veterans Administration (VA) was responsible for carrying out the law’s key provisions: education and training, loan guaranty for homes, farms or businesses, and unemployment pay.Before the war, college and homeownership were, for the most part, unreachable dreams for the average American. Thanks to the GI Bill, millions who would have flooded the job market instead opted for education. In the peak year of 1947, veterans accounted for 49 percent of college admissions. By the time the original GI Bill ended on July 25, 1956, 7.8 million of 16 million World War II veterans had participated in an education or training program.

Les années 60 voient des groupes informatiques comme IBM, Xerox, GE ou des géants des médias comme CBS, RCA se montrer avides de contenus et racheter des maisons d’édition. Trop tôt, trop cher, trop compliqué : cela ne prend pas.
Les années 80/90 voient l’arrivée des groupes d’édition européens rachetant au gré des fluctuations du dollar, d’un désintérêt des investisseurs américains jugeant l’édition pas assez rentable comparé à internet et du renoncement de plusieurs maisons indépendantes.
Aujourd’hui, l’édition américaine appartient à des conglomérats multinationaux contrôlés par des européens spécialistes des médias, de l’éducation et contenus professionnels. La librairie est, elle, dominée par trois groupes américains : le puissant Barnes and Noble, Amazon et Borders.
Entertainment
Random House Bertelsman (Allemagne)
Harper Collins - [News Corporation (Australie)
Hachette Book Group(France)
Pearson (Royaume-Uni)
Simon&Schuster (Groupe CBS, Etats-Unis)
Von Holtzbrinck (Allemagne)
Professional / Education
McGraw-Hill - McGraw-Hill companies (USA)
Pearson Education (Royaume-Uni)
Thomson Learning - Thomson Corporation (USA/Canada)
Harcourt (Reed Elsevier, Pays-Bas)
Houghton Mifflin - Riverdeep Group (Ireland)
Reed Elsevier (Pays-Bas)
Wolters Kluwer (Pays-Bas).
Demain matin, si l’Histoire de l’édition américaine se répète, la possibilité pour Google de chercher à racheter des groupes d’édition existe. C’est aussi un moyen de contourner le copyright et l’affaiblir. Ce qui semble contestable vu que l’activité Edition soit cette fois bien intégrée au sein des grands groupes. Cela dit, Google deviendra peut-être la première maison d’édition mondiale des livres sans copyright et le ou l’un des points d’accès vitaux aux lecteurs potentiels pour les multinationales de l’édition.
Plusieurs facteurs ralentissent cette ambition fulgurante de Google, l’entreprise aux 10.000 employés et plusieurs milliards de dollars :
- 2010/2012/2015 : le scan complet de la base mondiale de livres sera terminé, soit 32 millions de livres pour 800 millions de dollars investis. Google travaille dur pour comprendre comment apprivoiser le livre.
- les décisions de justice : les procès en cours visent à faire bouger les lignes sur le copyright, ce qui fait partie de la stratégie de Google. Le monde de l’édition retient son souffle. La loi américaine sur le sujet a déjà évolué à plusieurs reprises par le passé et le coût financier des procès est une forme d’investissement pour Google. Tout comme pour Microsoft, quel homme politique américain voudrait s’en prendre à Google ?
- le support adapté : la diffusion à succès d’un appareil permettant de lire les livres scannés est décisif pour Google et son partenariat avec son voisin de palier, Apple pour le iPhone, n’est pas anodin.
- le logiciel de traduction : il est en cours d’élaboration et ce ne sera pas la première fois que Google inventera un outil puissant. Son ambition est mondiale et pour conforter son modèle économique universel, la traduction est un passage obligé
Entendu ce matin sur France-Info un court reportage sur les déboires de l’Adsl chez certains opérateurs alternatifs, les petites émeutes de clients mécontents devant leurs boutiques… Je me souviens que nous utilisions encore des modems en RTC il y a peu dans nombre de régions. Depuis près de 4 ans, les offres se sont multipliées, les débits genre 256/64 ont monté en puissance, 1024/256 Ko, 8 Mo/ 1 Mo et désormais on fleurte autour des 20 Mo en chargement… Sauf que tout ceci est théorique pour de simples raisons physiques. Si vous habitez près d’un central téléphonique, vous aurez de bien meilleures performances que celui éloigné à près de 4 kilomètres… Allez expliquer cela à un client mécontent…!
Mais en même temps, la nature même de l’utilisation de l’Adsl a changée… On est aussi passé du simple envoi de courriels à des recherches sur le Web, du téléphone IP… à la télévision. Pendant ce temps, les coûts ont baissé drastiquement et pour le prix d’une simple connexion de base, on peut désormais téléphoner indéfiniment ou choisir entre une centaines de programmes…
Là où cela commence à partir en vrille, c’est que l’usager professionnel sait d’expérience qu’à certains moments de la journée sa connexion chute… La faute à qui…? À l’opérateur qui n’a pas musclé suffisamment son DSLAM ou aux utilisateurs qui ont oublié que la télévision peut aussi se recevoir en hertzien ou via satellite…?!
Bref, cela ressemble étrangement aux fameux goulots d’étranglement de connexions que nous vivions en RTC…! Tout nous semblait alors logique et nos CalvaCom de l’époque multipliaient alors les modems dans leurs centraux pour satisfaire nos besoins. Mais nous savions le pourquoi des choses et avions la patience d’attendre ou d’anticiper ces problèmes en nous connectant plus tôt ou plus tard…!
L’Adsl s’est démocratisée et nous en profitons tous. Les nouveaux entrants souhaitent que le service fonctionne comme leur électricité ou leur adduction d’eau, sans coupures et à fond. Entre les promesses non tenues des opérateurs et les exigences des utilisateurs, il faudrait peut être simplement commencer par expliquer les technologies mises en œuvre, rappeler qu’elles sont en évolution comme en déploiement permanent et cesser surtout de prétendre que tout le monde peut se connecter à 20 heures sur la télévision à partir de la la même plaque ATM…!
Note de 16:00… Pierre Georges m’écrit pour ajouter cela :
Le reportage mentionnait aussi un autre point noir : le service client et la congestion des centres d’appels, chez noos notamment (mon FAI). Et là, ce sont les FAI qu’il faut éduquer ! Que les utilisateurs soient exagérément exigeants avec la techno, qu’on n’en pige pas toujours les tenants et les aboutissants (et surtout ces derniers), et tout le tralala, soit ; mais il est scandaleux d’attendre 10 mn ou plus (ils ont parlé d’une heure d’attente !!) pour avoir un interlocuteur. Sans compter qu’ils manquent souvent de bouteille, les zozos.
Pour ma part, j’ai appelé noos à plusieurs reprises ces temps derniers. Les filous ont trouvé un truc : ça décroche. Tu entends toutes les conversations des téléconseillers. Mais personne ne te parle. Chauffé à blanc par la (hem) musique d’attente en boucle, je te raconte pas comme je me suis énervé pour tenter - en vain - de me faire entendre, croyant à une erreur.
De tempérament persévérant, frisant l’obtus, j’ai recommencé - et trois fois, ça a décroché, en me laissant dans les limbes du centre d’appels…

Pas si éloigné, ce billet sur CUK…!