Un lecteur de fils RSS en français
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Si vous ne savez pas encore ce qu’est un agrégateur, c’est le moment de le découvrir sur Macintosh… D’ailleurs le développeur de Postino a fait très fort en ce début de nouvelle année en proposant des licences gratuites le 1er janvier… Bon, l’opération est close mais cela a permis au produit de se faire remarquer…!
Pour ma part, utilisateur d’une application concurrente (NetNewsWire, également en VF), j’ai installé Postino provisoirement sur ma machine et j’ai trouvé nombre de similitudes avec mon fidèle NNW… C’est un peu normal, tous les agrégateurs listent les fils et les sites…!
Mais il faut reconnaître que cette application a un côté sympathique… Ce que je retiens, c’est l’intégration du moteur de Safari pour visualiser directement les sites dans la fenêtre de Postino et une interface assez sobre qui permet de se retrouver très vite dans l’application. Coté réactivité, NNW semble plus fluide sur ma machine. Cette appréciation n’engage que moi car, là, on nage dans un univers assez subjectif.
Alors essayez gratuitement pendant 30 jours l’application sur votre machine. Et pour les flux RSS, pas de souci, Postino est livré avec une sélection des meilleurs sites dans divers domaines.

Chez les archéologues de l'urgence
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En relisant un article de La Recherche sur l’industrie médiévale du bronze avec la découverte d’un atelier métallurgique aux portes du Paris du XIV°… j’ai trouvé un lien vers le site de l’Institut national de recherches archéologiques préventives…
Bon sang, mais c’est passionnant…!!
Pour comprendre mon enthousiasme, il suffit de se rendre sur le sommaire des événements précédents ou de lire le nombre d’expos à visiter dans toute la France…!
Sans oublier les dossiers… Et là, hop, plein de liens vers des sites connexes comme celui de la villa Taden avec force de QTVR, infos, historique… Le site des barques gallo-romaines de Lyon…
L’INRAP nous propose également un moteur de recherches pour découvrir des liens vers des informations ou des sites en région…
Bref, l’archéologie préventive est indispensable même si les aménageurs ne sont souvent pas d’accord et cherchent toujours à réduire le temps des fouilles…
Françoise D., une vieille amie chef de chantier aujourd’hui disparue, me racontait gamin la destruction de vestiges de villas romaines dans le sud de la France pour éviter, à l’époque, de retarder certains chantiers d’intérêt national. Ce souvenir de destructions volontaires de pièces archéologiques, mosaïques balancées directement dans le fleuve voisin à coup de bulldozers la hantait.
Je vous engage à lire ce texte tiré du site de l’INRAP pour vous faire réfléchir et comprendre les enjeux…
En France, à chaque seconde qui passe, 20 m de notre sol sont retournés par les lames des pelleteuses et des bulldozers – la surface d’un terrain de football toutes les 4 minutes. Au total, ce sont donc environ 70 000 hectares, ou 700 km, qui sont creusés chaque année afin de construire des routes, des autoroutes, des lignes de TGV, des logements, des usines, mais aussi pour agrandir des aéroports, extraire sables et graviers destinés au béton, modeler des terrains de golf, ou encore arracher des pieds de vigne, replanter des arbres, labourer à grande profondeur… Ces travaux sont cependant nécessaires à notre vie sociale et économique, du moins dans son organisation actuelle.
Mais ce sol de France est habité depuis au moins un demi-million d’années. Vingt mille générations s’y sont succédé et, il faut l’espérer, au moins autant d’autres vont suivre la nôtre. Chacune de ces générations s’est ancrée dans la terre, a construit ses habitations, d’abord simples tentes ou cabanes puis, depuis 7 500 ans déjà, maisons de terre et de pierre, mais aussi grands monuments bâtis à chaque fois pour durer, depuis les premiers dolmens jusqu’aux cathédrales, et des arènes romaines aux châteaux forts. Chaque génération, depuis 100 000 ans, a creusé ses tombes et, depuis 7 500 ans, travaillé le sol, modelé le paysage, tracé des chemins. De cette très longue histoire, nous sommes les descendants provisoires, en droite ligne, même si les populations n’ont cessé de se mêler sur notre territoire, ultime cap de l’Eurasie et aboutissement de toutes les migrations. Chaque parcelle du sol de France témoigne, d’une manière ou d’une autre, de cette histoire-là.
Et il y a donc, sous nos pieds, non pas des milliers ni même des centaines de milliers, mais – de la hutte préhistorique au palais romain, de la tombe gauloise aux blessures des guerres récentes – des millions de sites archéologiques.
Ce sont tous ces sites qui, chaque jour, chaque minute, presque chaque seconde, disparaissent sous nos yeux.

Ceci explique l’importance de ces recherches sur le tracé de l’A19 avec la découverte d’enclos à Neuville-aux-Bois, la découverte d’une nécropole à Courcelles ou encore une résidence aristocratique à Batilly-en Gâtinais, trois lieux de mon enfance…
[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]
Lecteur-acheteur, je viens de recevoir un livre like new sur les mémoires d’une éditrice. Je l’ai commandé il y a trois jours auprès d’un autre internaute résidant en Floride. Pour moins de 5 dollars avec envoi compris contre 14 dollars lorsqu’il a été publié six années plus tôt.
Lecteur-vendeur, je viens de me séparer dans le même temps d’autres livres pour la moitié de leur prix d’origine. Used, like new, pre-owned… il y a là une nouvelle manière d’accéder aux livres qui émerge. Un bon moyen pour les libraires possédant une plate-forme de vente en ligne d’organiser la rencontre de leurs lecteurs et de multiplier les contacts avec eux.
Le Used en plein essor ? Logique lorsque l’on réalise la puissance des outils en ligne désormais aux mains des lecteurs. Rien ne prouve d’ailleurs que cela parasite la vente du neuf. Rien n’indique que seuls les livres d’étudiants seront concernés puisque contre toute attente les plus de 35 ans sont les plus nombreux à acheter et revendre. Dans le cas des livres, Used ou “d’occasion” est une notion vague. Personne ne veut acheter un livre surligné, tâché, déchiré, corné, annoté, négligé, mal traité. Les ventes en ligne se concentrent donc sur les exemplaires propres. Ce qui montre que lu ou non, un livre peut voyager à nouveau, retrouver un propriétaire provisoire ou définitif. Je prête souvent mes livres lus, car en parfait état.
L’engouement pour le Used montre bien comment le livre peut être utilisé.
Allons plus loin : depuis quelques années, un autre type de bibliothèques en ligne a vu le jour, celles des dvd de films. J’ai été abonné aux services de Netflix, la start-up à succès basée en Californie proposant un service de location de vidéos et ne disposant pas de magasins en dur. Pour 15 dollars par mois et deux films qui tournent en permanence, vous recevez une lettre pré-affranchie comportant le dvd à renvoyer après avoir vu le film. Vous pouvez garder le dvd plusieurs semaines si vous le souhaitez. Leur concurrent Blockbuster, traditionnellement implanté avec ses magasins, se devait de réagir fortement. Il propose le même abonnement que Netflix avec la possibilité nouvelle de retourner soi-même le dvd en magasin plutôt que de le renvoyer au dépôt par la poste. L’offre en magasin est assez limitée quand la librairie en ligne est quasi exhaustive. Je suis maintenant abonné à Blockbuster dont les magasins ne désemplissent plus. Parions que je vais louer plus de films.
J’ai déjà écrit ici mon enthousiasme à propos des progrès à venir de la lecture électronique si une nouvelle génération d’ordinateurs portables la met en valeur, contrairement à aujourd’hui. Je suis par contre réservé à propos d’une version électronique téléchargeable car le piratage serait dévastateur et massif à l’instar de la musique et des films.
Quid d’un système de location de livres, parallèlement à l’offre de neuf et du used ? Avec comme pour le cinéma une période de disponibilité correspondant à la fin du premier cycle naturel de la vie d’un livre en librairie, soit entre six et douze mois. Rien ne change pour l’éditeur et le libraire qui se sécurisent ainsi financièrement. Après ce délai, la majorité des livres sombrent dans le néant avec des réassorts ridicules au cours des années qui suivent. Sans parler du stock restant alors inutilisé et pilonné à l’heure où le livre passe au vert.
En tant qu’œuvre, le film et le livre ont de nombreux points communs. Plus qu’avec le disque. Un tel scénario pour les libraires est-il forcément un scénario catastrophe ? Louer les versions électroniques de livres pour quelques jours sur la librairie en ligne… Les recevoir par la poste sur un dvd. Les renvoyer ou se rendre en librairie pour les rapporter et en profiter pour apprécier la sélection du libraire. Selon le modèle à succès du dvd, le lecteur déboursera 15 dollars par mois pour louer 1 livre électronique sans délai de retour immédiat et 1 livre papier avec retour sous quelques jours mais à récupérer et à rapporter en librairie. Je pense pouvoir louer deux à quatre dvd-livres par mois que je recevrai chez moi. Et aller chercher en librairie deux livres en location par mois. Deux livres used mais like new.
À l’année, je débourserai donc près de 200 dollars par an pour un budget dédié aux livres en location. Sans compter mon budget pour mes livres used et mes livres achetés neufs. Pas si mal.
Absurdité ou opportunité ? En tout cas, plus vraiment de la fiction pour l’éditeur et le libraire… Le lecteur aura toujours le dernier mot.
À suivre.
