La matinée, je ne m’en souviens pas trop, juste de la lumière solaire qui tombait en abondance dans le bureau.
Une très belle lumière d’ailleurs… J’étais encore rue du Mont-Thabor à Paris.
C’était une journée calme, pas trop chargée en terme de boulot…
Et puis j’ai eu un coup de fil de Joël, à l’époque éditeur à Paris, qui m’a annoncé en 20 secondes ce qui venait de se passer puis il a raccroché…
J’‘ai ouvert la radio et je suis tombé sur France-inter où l’information passait déjà en boucle. Alors j’ai appelé Bruno à New-York, un ami architecte d’intérieur qui, lui, venait de voir des fenêtres de son agence l’avion passer et percuter les tours…
Après…? Après, il n’était plus même question de bosser, nous avions tous les oreilles rivées sur les infos.
J’ai essayé de joindre Bruno à nouveau mais il était sorti dans la rue pour aider les sauveteurs…
lire le billet de Corine Lesnes
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Début juillet, j’avais écrit une petite note sur cette application… Depuis le développeur de WhiteRoom a fignolé son produit. Le texte peut être exporté maintenant sans souci et ouvert ailleurs ensuite (…comprendre un autre traitement de texte), sans signes diacritiques, imprimé… J’ai changé la couleur du texte en fonction de mon humeur du moment, défini le texte en Andale Mono 18 pts… Je m’en sers pour préparer des fragments pour un prochain bouquin avec Lukino comme rédiger des notes. Bref, souple, simple, efficace…
Le seule chose qui me manque, c’est une gestion plus fine de l’espacement des lignes qui sont un peu collées… Mais c’est l’œuf de Colomb ce truc… Au lieu de me flinguer les yeux sur une page blanche, le fait de pouvoir travailler avec un fond de couleur ou carrément noir dans mon cas, permet d’être dans un mode beaucoup plus reposant… Comme une sorte d’écran de téléscripteur ! Pour le rédacteur compulsif que je suis devenu, c’est très agréable car cela me conduit à me concentrer bien mieux sur mon texte tout en laissant ProLexis me faire les bonnes suggestions orthographiques quand nécessaire (et des fautes de frappe, j’en commets toutes les 15 secondes…)… D’ailleurs WhiteRoom me rappelle l’époque où j’utilisais une machine à écrire (une seule typo, une seule taille, une seule graisse…!) hors cette souplesse exemplaire en terme de correction.
Du coup, je me demande si ce n’est pas l’amorce d’un retour vers des produits plus rudimentaires et plus proches des exigences de l’utilisateur que l’habituel feu d’artifice de fonctionnalités — généralement inemployées. Il sera bien temps, après avoir travaillé son texte, de le mettre en forme ailleurs et non pendant la rédaction… Bref, cette ersatz numérique de machine à écrire me séduit par ce retour aux besoins primaires d’un rédacteur…! Pas de palettes, pas de règles, pas de menu, rien qui n’attire l’oeil hormis le texte qui court de haut en bas sur l’écran… Pas même les icônes du Doc… Tout est masqué même s’il est aisé de ramener la fenêtre à une taille réduite en utilisant la touche escape… Ou de découvrir les autres applications masquées via F9.
Bref, je vous engage vigoureusement à essayer ce produit gratuit et minimaliste qui s’avère être une excellente avancée pour tous les forçats (volontaires ou non !!) du clavier…!
Je viens de lire un court billet de Jean-Philippe Defawe, rédacteur en chef du Moniteur-Expert, billet avec lequel je suis assez en phase… Quelques notes ci et là vite griffonnées témoignent de ma stupeur devant ce concours international de bites/d’immeubles de grande hauteur… Sujet au vertige, c’est même une souffrance quand je dois me rendre dans une tour en rendez-vous client…!
Certes, comme le dit Jean-Philippe, les organisateurs d’attentats ont en apparence perdu mais le résultat est que l’on se fout complètement des gens que l’on va parquer dedans, on minore les risques de ces bâtiments — même si le cinéma adore le thème des courageux pompiers qui risquent leur peau (c’est ce qu’ils font au quotidien dans des opérations moins spectaculaires)… On construit et pas question de se laisser dépasser… Bref, les seuls qui gagnent de l’argent sont bien les promoteurs.
Souhaitons que les fondations ont été bien pensées… Mais ceci est encore une autre histoire.
Pour ceux qui lisent l’espagnol, cet article de Luis Fernández-Galiano où il rappelle simplement que l’on pensait abolir les tours comme les frontières au XXI° siècle et que c’est bien l’inverse qui se passe…
La globalización técnica y simbólica sigue levantando edificios en altura que portan un mensaje impositivo y optimista, mientras a ras de tierra el mundo se craquela con innumerables vallas limítrofes y cortafuegos informáticos que procuran impedir el tránsito de las personas y las ideas.
Soit, en français…
La mondialisation technique et symbolique continue d’ériger des gratte-ciel porteurs d’un message imposant et optimiste, tandis qu’au niveau du sol, le monde est fissuré par d’innombrables clôtures et pare-feux informatiques qui cherchent à entraver le transit des personnes et des idées.
Pour mémoire… les tours comme marques de la réussite économique et/ou du pouvoir, mais c’était déjà le cas en Toscane à San Gimignano dès le XI° siècle…
Note : dans la série rien à voir, ce panneau de signalisation à Beijing en Chine… La réalité dépasse la fiction…!