Merci à Joël qui m’a signalé cette info… des USA…!
À lire pendant que c’est encore accessible en clair sur le Monde, ce billet sur la maison de José Bové… Hormis le discours et les épisodes de l’obtention du permis de construire, ce que je retiens de ces deux pages est la volonté de n’utiliser que des produits “propres”… La réalisation est signée par l’architecte Patrick Ballester (Nature et Habitat)…
L’article de Raphaëlle Bacqué raconte cette construction et ses attendus…
Et annonce le coût — environ 1000 euros le mètre carré fini, comme l’absence d’ADSL…
Bref, à parcourir…
Ces derniers jours, il (José Bové) termine de monter les fenêtres. Bientôt, on achèvera l’isolation en liège des cloisons. Puis on posera le “Fermacel”, un genre de Placoplâtre composé de gypse naturel et d’ouate de cellulose. Enfin, on recouvrira de terre le toit végétal.
Au sol, entre les solives qui vont supporter le parquet, on a jeté des copeaux de liège pour l’isolation thermique. Des panneaux solaires assureront la production de 40 % de l’eau chaude. Le chauffage sera fourni par un gros poêle à granulés de bois. Les WC fonctionnent sans eau. On jette de la sciure et on vide régulièrement soi-même le contenu du grand réceptacle dans un container à compost.
Cette fois-ci, je vous engage à lire intégralement le billet paru ce matin sur adscriptum… J’ai déjà fait un lien vers ce site pour évoquer la santé financière exceptionnelle de Google… Mais là, c’est de nos noms de domaine qu’il s’agit…!
Car si les conditions de ce qui se prépare sont confirmées, les plus faibles économiquement ne pourront pas suivre…
Comment cela, c’est impossible…?
Sur une île que je connais bien, les îliens jusqu’aux années quatre-vingt pouvaient encore s’offrir du terrain à bâtir, ce qui permettaient à leurs enfants de s’installer sur le même bout de rocher… Avec la spéculation immobilière, le prix des terrains est devenu prohibitif et seulement à portée des continentaux.
Appliquons cette réalité aux noms de domaine, c’est-à-dire un accroissement du coût du renouvellement et hop, certains vont se les faire en or massif…
Note : j’ai découvert ce site via Gandi, mon registrar. De leur côté, cette évolution des prix ne se pose pas comme vous le comprendrez aisément en lisant le billet de Stephan. Simple question de philosophie…
Plus ça change, moins ça change…
dans
groummphh
Le livre numérique est à portée de clic…
Dès à présent, avec la recherche de livres sur internet à la mode Google, demain à la mode Microsoft, il devient très facile de retrouver des ouvrages anciens et de les rapatrier sur sa machine… Les ouvrages tombés dans le domaine public sont bien évidemment les premiers visés et cela devrait se poursuivre un certain temps, celui que prendront les scanners à numériser le fonds des bibliothèques universitaires…
En France, ce n’est pas franchement une nouveauté, un service de la BNF, Gallica, est accessible à tous mais pas d’une folle aisance (passage par un FTP obligatoire en fin d’opération), mais cela fonctionne…
Sans oublier d’autres options comme l’excellent Many Books qui propose des ouvrages en plus de 30 langues et offre plus de 700 textes en français…
Or, en sachant que les livres scannés sont parfois (très) limite confort pour une lecture à l’écran (que ce soit sur un outil dédié comme le souhaitent quelques fabricants ou le grand écran de votre machine), la tentation d’imprimer ce qui vient d’être téléchargé est grand, très grand…!
Et c’est là où nous basculons dans le comique de répétition…
À bien y réfléchir, l’amortissement de l’imprimante, le papier, l’énergie et surtout le coût des cartouches, sans oublier le temps passé et la frêle reliure bricolée à grand coups d’agrafeuse, cette ensemble équivaut bien souvent à celui du bouquin acheté en librairie… Qui est lui est un bel objet travaillé…!
Alors, certes, pour des éditions introuvables, pourquoi pas mais n’oublions pas que ce coût d’impression est rarement à la charge de celui qui l’imprime…!
Cela était déjà le cas il y a plus de 10 ans, cela rentrait dans les frais de l’entreprise. Et le bénéficiaire masqué était souvent le loueur de la photocopieuse…! Je me souviens de mes copains qui photocopiaient mes bouquins (des mémos macs) en m’affirmant que c’était plus économique… Pour eux, bien évidemment…! Souvenez-vous également du discours qui a accompagné l’arrivé des micros dans l’entreprise, on évoquait un monde sans papier…!
Sans contester la fantastique ouverture que représente l’accès à un fonds universel de connaissances (etc. etc.), on oublie parfois que l’acquisition d’un ouvrage papier reste plus économique et plus écologique (effectivement, encore un argument oublié, à quoi sert d’imprimer un ouvrage en 10 par 18 cm sur un A4…! Pour avoir de plus belles marges…?!).
Bref, au lieu de grogner contre cette avancée, c’est au monde de l’édition de réagir en fabricant des produits de superbe qualité, des produits beaucoup plus chouettes que leur pâle copie numérique…! Des livres que l’on aura toujours plaisir à lire, à offrir, à prêter, à placer sur une table ou une bibliothèque chez soi… Mieux, en ces périodes d’économie d’énergie, ouvrir un livre dix fois par jour n’en demande aucune… C’est fou, non…!!
Pour Google par exemple, la mise à disposition de ces fichiers est avant tout un moyen de proposer plus de publicité (il est d’ailleurs intéressant de détailler le contrat qui lie ce fournisseur aux universités). Ce qui se passe derrière n’est plus de leur ressort… Pour l’instant…!
Dans un autre registre, le point de vue de Jacques Attali. Avec dans le premier commentaire, un lien intéressant… Qui conduit également à des tas de podcasts de qualité… Je crois d’ailleurs beaucoup plus au développement des podcasts et des livres parlés qu’au livre numérique…
Mise à jour : lire l’expérience d’auto-édition d’un auteur parue ce matin sur son blog…