Il y deux jours, je suis tombé sur ce tweet de Clement Salviani…
Ahhhhh… Encore une ville que je n’ai pas visitée tranquillement à pieds. Et une nouvelle raison de me balader…

Vu en plan, Palmanova ressemble à ça…

Mais la photo aérienne est juste splendide…
Du coup, j’ai farfouillé dans nos archives et je vous propose deux autres cités.
L’une très petite, Lucignano…

L’autre nettement plus vaste, Lucca (ou Lucques)…


C’est tout !! Plans fonctionne aussi sur un iPad posé sur sa couette et je ne m’en suis pas privé…
En février 2013, Anne m’avait écrit ceci depuis son iPad à propos des barres additionnelles et de Markdown…
Nous n’étions pas d’accord mais cette femme directe et précise argumentait avec talent. Aussi, j’ai conservé sa démonstration.
Cher Jean-Christophe,
je connais Daedalus, que j’avais acheté sur vos conseils je pense, mais dont je n’ai jamais rien pu faire. Ça ne convient pas à ma manière d’écrire. La barre supplémentaire ne présente que peu d’intérêt pour moi, ce que je veux, c’est précisément ce qu’offre iA Writer. Des accents à portée de main, plus quelques autres signes. Ça me permet de ne penser qu’à ce que j’écris. De devoir me dire (même en très abrégé) dans ma tête «maintenant-je-change-de-clavier» ou «maintenant ne pas taper, mais glisser» pour avoir un accent ou un signe typographique usuel comme l’apostrophe, ça me coupe le flux. J’ai appris la dactylo avec dix doigts à quatorze ans, c’est intériorisé, je n’ai plus besoin d’y penser, c’est la condition sine qua non. Voilà pourquoi je n’utiliserai jamais Markdown avec un de ces programmes. Tous les chichis, je les fais plus tard avec Nisus (qui est déjà infiniment plus simple que Word). Ce que je veux avec un traitement de texte, c’est qu’il écrive – comme une machine à écrire, rien de plus, juste avec moins de fatigue.
Sur le Mac, je dois dire que la largeur de la fenêtre, même sur le Air 11”, fait que ce qu’il y a autour ne me dérange pas. La palette à droite du texte me permet de faire les formatages simples d’un clic, ça me va très bien. Sur l’iPad par contre, où la place est plus mesurée, dans tous ces traitements de texte il faut réfléchir, faire des apprentissages dits simples mais qui sont assez complexes et ça me trouble.
Un mot enfin pour TextExpander: c’est la même chose. Si je dois me mettre à penser à ma liste d’abbréviations, je suis fichue. Je comprends que cela puisse être très utile à un dyslexique. Pas à moi.
J’ai jeté un oeil à Nebulous. Dommage qu’ils n’aient pas mis quelques lettres accentuées au lieu de certains signes qui font à mon avis double emploi. Cela dit, ce n’est plua le “machine à écrire” voulue par Oliver, c’est un traitement de texte sophistiqué.
Amitiés.
Anne
Voila, je trouve sympa de partager ce texte dans ces circonstances. Un unique regret, ne l’avoir jamais rencontrée… Salut Anne.
Avertissement : au départ, ce texte etait simplement rédigé pour mon propre usage (…mes amis savent à quel point je suis distrait et ai besoin de rédiger le peu que je découvre pour ne pas l’oublier trop vite). Et puis, je me suis dit que c’était ballot de ne pas le partager…
Tant pis pour vous…!
Écrire fait souvent appel à des notes mais nécessite également d’alimenter le texte en cours avec des informations précises (…un évenement historique ou la position de tel bouton sur telle machine, le besoin de consulter une photo que l’on a pas sous la main, etc.), texte qu’il faudra renseigne par la suite… Une note permet du coup de rappeler — sans interferer avec le flux déjà rédigé — ce qu’il faut ajuster. Et à quel endroit…!
Ces notes de travail peuvent être placées en commentaires avec ce type de balise HTML <!-- commentaire --> mais sont souvent exportées avec le texte final et, de facto, pas très confidentielles…
Les quelques solutions et balises proposées par les développeurs de Ulysses permettent d’en sélectionner certaines pour son propre usage. Ainsi, n’étant pas fan des notes externes, je préfère les insérer dans mon flux de texte. En parallèle, Ulysses nous permet de créer ses propres thèmes. Aussi, pourquoi ne pas associer les deux
Avant de poursuivre mes travaux d’écriture sous Ulysses for Mac et Ulysses for iPad, j’ai pris le temps de réfléchir (…imparfaitement mais c’est du brut de fonderie qui convient à ma pratique) à un nouveau thème, un fichier de coloration syntaxique pour écrire.
Coloration syntaxique et méthode d’écriture
Bizarre de commencer par ceci mais se soucier de son confort sur sa machine à écrire praticipe également de l’écriture.
Avant la saisie sur l’écran d’un iPad, la couleur de l’encre, du papier avait un rôle. Pourquoi en serait différemment pour la saisie numérique ?!
Dans mon cas, c’est la coloration syntaxique que me propose Ulysses qui m’a incité à prendre cette fonctionnalité en compte, la réinterpréter pour mon usage.
Besoin de distinguer dans Ulysses ce qui est balises Markdown ou MultiMarkdown de tous les autres éléments de ma structure d’écriture. Je m’explique…
- les zones marquées balisées ainsi
::marquées:: (…zones à relire, revoir, réécrire, préciser…)
- les points à supprimer balisés ainsi
||à supprimer|| (les bouts de texte qui seront supprimés lors de l’export mais qui restent néanmoins dans le texte source car ce premier jet est parfois porteur d’une saine colère, la suppression fonctionne comme un repentir…)
- les notes (mes blue-note…!) qui sont bien des notes dans le texte, des questions, des informations, un numéro de téléphone, une humeur. Elles sont insérées mais, comme les textes à suprimer, elles ne seront jamais exportées, juste conservées dans le texte source et leur léger surlignage bleu me permet de les identifier sans souci
Ces notes ou commentaires peuvent s’insérer dans un paragraphe (inline) avec la balise ++ ou fonctionner comme un paragraphe indépendant en démarrant par la balise %%. Et bleu pour les repérer dans mon flux tout en sachant que, jamais, elles ne seront l’objet d’un export, juste conservées au sein de Ulysses for Mac et iCloud.

Un appui sur les options d’export permet de vérifier cette réalité dans la fenêtre de visualisation.

Bien évidemment, j’ai du corriger ma prose de départ pour la partager ici…!
Derniers points :
- seules les balises de suppression
|| peuvent s’associer à ces notes bleues, l’attribut barré ayant été ajouté à dessein.
- penser à prendre une espace avant ou après dans la sélection à supprimer, voire la balise de tête s’il s’agit d’une énumération.
Dans le format .fountain, il est possible dans des outils de texte comme SlugLine de conserver des notes qui ne seront pas exportées dans le tapiscript final du scénario. Je suis convaincu d’avoir eu l’envie de retrouver cette facilité dans Ulysses for Mac et Ulysses for iPad…!
Note de fin : Et pourquoi blue-note… vu que toutes les balises sont violettes ?!
Il y a plusieurs explications en mode gag (désolé, je ne me refais pas) qui vont des bleus à l’âme aux notes bleues du jazz (les fameuses blues notes). Ou encore les bleus, qui sont des esquisses de dessin. Ici, mes petites notes bleues qui commencent à parsemer mes textes sont souvent des questions posées (ou pas) qui, malheusement, ne seront suivies d’aucune réponse, les protagonistes ou témoins étant décédés…