À méditer par tous les rédacteurs professionnels
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Déjà évoqué sur urbanbike il y a quelques mois, j’y reviens car les usages de cette application sont multiples, à inventer selon nos besoins. Et ce d’autant plus avec la mise à jour de Drafts() arrivée ce matin sur l’AppStore. Explications.
Des notes et des exports infinis…
Avec l’ajout de nouveaux modes d’export vers des applications phares comme Nebulous Notes sur iPad (manque simplement Firetask pour mon propre usage), une nouvelle fonctionnalité a retenu mon attention, celle de l’envoi d’une note vers une adresse de courriel précise, en lui attribuant – ou non – un objet à défaut d’exploiter la première ligne de la note.
Ou encore, de l’expédier en arrière plan, sans afficher de fenêtre devant la note en cours de rédaction.
Pour rédacteur stressé
L’air de rien, ce type d’option s’avère hyper pratique pour le rédacteur angoissé – j’en connais un – qui peut, tout en restant concentré sur son texte, envoyer vers une adresse principale et une seconde adresse secondaire le fruit de ses cogitations.
J’ai ainsi quelques relations qui rédigent dans des cafés et qui s’angoissent du devenir de leurs précieuses notes. Avec Drafts. Il est possible d’expédier non seulement des mails en continu mais, dans le même temps, d’enregistrer dans DropBox ou vers le cloud proposé par l’application la note en cours de rédaction – certes en appuyant un second bouton dans la liste personnalisable des actions disponibles. Sans oublier Evernote. Et comme il est possible de plus en plus fréquemment de spécifier que le titre est la première ligne de la note, inutile de dire que tout ceci concourt à rendre Drafts universel, le transformer en véritable générateur de textes tous azimuts.
Reste au développeur de nous permettre de baliser après saisie en Markdown sur une sélection de texte comme le font Byword ou Daedalus touch (et en profiter pour enrichir également son propre traitement de texte, Phraseology avec ces mêmes options). Mais aussi de laisser à l’utilisateur la possibilité d’ajouter en haut d’écran une icône d’envoi du service de son choix.
Bref, c’est avec de type de petite feature astucieuse que Drafts est en train de se faire une place dans le top 10 de mes applications indispensables.
Et si vous ne visualisez plus le texte que vous venez de rédiger, c’est juste qu’il est masqué dans la liste de vos notes…! Et qu’il est temps de revisiter les préférences de l’envoi par Mail.
Enfin, souvenez-vous que vous pouvez créer autant de sets d’action d’envoi de courriels que vous souhaitez…
Note de fin : bien sûr, bien sûr, il est toujours possible de s’expédier depuis son traitement de texte sa prose par courriel. Mais avec cette option liée à une unique commande, que dire ?!
Oubliez l'interface envahissante de Facebook pour rédiger vos billets
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Billet improvisé (avec des redites d’anciennes publications, CQFD) car, ce matin, je me suis souvenu que je n’avais pas jeté un œil sur Facebook depuis quelques jours (cela ne me manquait pas, soyons précis, mais j’ai de vrais amis qui l’emploient…). Or je n’aime pas trop écrire dans son environnement graphique, que ce soit via safari ou via l’application récente et dédiée sous iPad.
Je me suis connecté via mon Mac avant de me souvenir que Drafts permettait d’expédier un fragment de texte vers Facebook. Du coup (si vous me suivez sur Facebook), j’ai expérimenté et cela me permet de rédiger de courts billets sans quitter mon iPad et sans à devoir me restreindre à les saisir dans l’environnement de ce service.
Ce que j’apprécie de Drafts sur iPad— ou iPhone, ne l’oubliez pas — c’est cette évacuation de l’interface des différents services pour ne se concentrer que sur son seul texte via un environnement neutre.
Je peux bien entendu expédier mon fragment balisé en Markdown vers Writing Kit ou Byword (ou Phraselogy, le traitement de texte du développeur de Drafts (voir cette chronique sur urbanbike)), retrouver mes raccourcis TextExpander, envoyer mon texte vers DropBox ou Evernote, mais aussi vers Things, etc. Ou encore en mode sms vers Message.
Bref, j’apprécie cette unique écran neutre qui dispatche vers l’application ou le service que je souhaite.
Drafts n’est pas sans défauts. La barre additionnelle n’est pas topissime pour la saisie du MultiMarkdown (Byword, Nebulous Notes, Writing Kit et surtout Daedalus touch font nettement mieux), mais la mécanique est là.
Sans oublier une synchro de ces notes provisoires (pensez à purger Drafts de temps à autre) entre iPad et iPhone si vous l’utilisez sur ces deux périphériques.
pour exporter vers Daedalus Touch qui n’est pas encore pris en compte, j’effectue une simple copie de mon fichier pour le coller dans ce dernier (…logique vu que Daedalus touch utilise des feuillets dans des stacks).
Je reviens à Facebook après cette digression. Certes, je ne vais pas publier d’images ni voir qui a aimé ou réagi. Mais, en revanche, me concentrer sans mal sur ce que j’ai à dire ou écrire. Mieux, si mon texte est court (égal au plus à 140 signes), le publier simultanément sur un ou plusieurs comptes Twitter en même temps que Facebook.
Voilà donc un usage que je connaissais sans l’avoir expérimenté. Et un usage bien pratique car il permet – certes à l’aveugle – de donner des nouvelles.
Bon, tous ceux qui apprécient l’interactivité reviendront à l’affichage de Facebook. Mais pour les autres, les ours dans mon style qui n’attendent aucun retour, c’est idéal car cela optimise le temps et permet de rester concentré sur l’essentiel, le bout de texte que l’on publiera. Ou pas !
Un aiguillage pour noter vos idées et gérer leurs affectations après coup…
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Après 24 heures d’utilisation en mode hyper sceptique, je m’incline et reconnais que c’est un concept bien pratique malgré quelques faiblesses notables. Autant cela fonctionne remarquablement sur un iPhone et dispense d’activer “n” applications (voir cette précédente chronique sur urbanbike), autant je restais fort dubitatif pour son usage sur iPad.
Comment ça marche…?
Avertissement, je risque d’être redondant dans mes explications. Si, si…!
Même s’il suffit de balayer à quatre doigts l’écran de nos iPads, avez-vous remarqué le nombre de fois où l’on passe d’une application à une autre pour saisir à nouveau… du texte ?!
Là, un Mail à expédier ; ici, tweeter une information sous Tweetbot (Drafts vous propose de récupérer tous vos comptes Twitter) ; penser à programmer telle tâche dans Things ; démarrer une note dans Day One ; modifier une liste de choses à faire ; envoyer un SMS via Message. Ou encore programmer une alerte pour un jour et heure donnée. Du texte.
Dans de nombreux cas, nous changeons d’application et allons sur celle prévue à cet effet. Néanmoins, certaines nous offrent déjà des alternatives : Day One nous propose de tweeter ou d’expédier la note en courriel, Daedalus touch et bien d’autres traitements de texte nous permettent d’exporter le texte affiché en RTF ou en texte vers Mail, etc.
Conçue au départ pour iPhone, Drafts (brouillon, esquisse, projet dans la langue de Steve Jobs…!) arrive sur iPad. Le principe est des plus basiques : vous rédigez un bout de texte, saisissez une note, une idée et, depuis Drafts qui sert d’aiguillage, vous expédiez ce fragment vers l’application idoine (vers Pharseology, Things, ToDo, Byword, Day One, Mail, etc.) ou le service adapté (…DropBox, evernote, Facebook, Twitter, etc.).
Le point commun dans tous les cas, c’est que ces fragments d’information sont des bouts de texte qui sont ensuite dispatchés vers Une ou plusieurs applications dédiées…
Drafts vous propose de n’employer qu’un seul écran au départ pour rédiger et hop, vous exportez vers le récepteur souhaité sur lequel vous poursuivrez accessoirement la rédaction s’il s’agit d’un long texte. Et comme Drafts indique le nombre de signes, pas compliqué d’exporter en 140 signes vers Twitter une remarque prise à la volée sans passer nécessairement par un client donné. De plus, comme cette application supporte nativement TextExpander, vous retrouvez également tous vos équivalents clavier sous vos doigts.
Et, bien sûr, l’application confirme que l’action a bien eu lieu.
Bref, c’est un espace de saisie rapide de notes, pas un endroit pour les retraiter indéfiniment ni les mettre en forme même si la version iPad dispose d’une barre additionnelle pour plus facilement ajouter des balises Markdown.
Ceci n’est pas un traitement de texte…
Ce que propose Drafts, Day One le propose de manière moins formelle mais avec une option d’organisation chronologique qui me convient mieux (…au passage, je note que l’export vers Day One ou Agenda du texte accentué est imparfait, cela sera corrigé dans la mise à jour).
En même temps, tout le monde n’a pas l’obsession ou le désir de tout conserver et le système d’aiguillage à la volée de Drafts satisfera bien des utilisateurs.
Dès qu’il s’agit de saisir des textes plus longs, Drafts n’est pas l’outil idéal. Loin de là :
- sa longueur de ligne (justification) en mode paysage est bien trop longue — à mon goût.
- sa barre additionnelle fonctionne mais n’est pas optimisée, comprendre que l’on balise au moment de l’écriture et non après coup en sélectionnant un terme et en ajoutant simultanément les balises souhaitées de part et d’autre comme sur Day One, Byword, Daedalus touch et bien d’autres traitements de texte.
Bref, peut mieux faire.
Pour des notes provisoires…!
De fait, cette application ne traite que des notes provisoires. Pas question de les stocker éternellement comme dans Day One. Logique, ce n’est pas fait pour. Ce n’est pas pour rien que l’on peut les exporter vers evernote ou DropBox.
D’ailleurs, le système proposé de synchronisation des notes saisies sur Drafts n’est pas dimensionné pour du stockage au long cours mais juste pour simplifier leur transfert du iPhone vers le iPad et inversement, point barre. Ce n’est pas son rôle et tout utilisateur régulier devra y penser. Et supprimer de lui meme ses notes (…d’ailleurs, j’aimerais bien une option de suppression auto des notes supérieures à “n” jours, histoire de ne pas conserver des tombereaux de notes inutiles, quitte à les enregistrer automatiquement dans DropBox !).
En résumé, des usages à inventer au cas par cas…
Alors si ce n’est pas un traitement de texte, si c’est juste un outil à prendre des notes, il s’agit clairement de réduire, pour notre confort, les fois où nous changeons d’application pour juste ne saisir que du texte. Et c’est dans cette perspective que Drafts s’avère vite pratique.
Je prends un seul exemple, rédiger un Mail. Rien de plus agréable de travailler son texte en Markdown et avec TextExpander en dehors de toute pression des courriels entrants et de l’exporter en RTF dans une fenêtre ad hoc utilisant le compte par défaut que vous avez spécifié dans les réglages de votre iPad. Certes, je fais cela déjà avec Daedalus touch mais ici je peux également exporter ce même texte vers une autre application. Ou l’archiver.
À noter pour finir…
Du coup, au risque d’insister, nous sommes tributaires de cette unique interface qui reste à améliorer. D’où mes remarques sur la barre additionnelle qui ne fonctionne pas sur sélection. Sinon :
- option preview du texte balisé en Markdown fort pratique
- tapotement glissé au doigt depuis la droite pour accéder aux comptes et options d’export et depuis la gauche pour afficher les fichiers mémorisés…
- affichage du fond de page et choix de la typo très correct mais manque la possibilité de choisir la couleur de fond à sa guise (pas de petit gris de fond…!)
- Markdown : copy To clipboard est en fait un export du Markdown en HTML
- Terminology fonctionne, bien entendu, avec Drafts (…regrets éternels de ne pas avoir une version française… qui s’y colle…?)
- déplacement de curseur par caractère ou par mot, annulations, rien à dire, parfait. Sauf qu’en mode de gauche à droite, j’aimerais que l’espace ne soit pas compris et que l’on s’arrête bien juste après le mot et non après le mot + un espace.
- j’aimerais exporter vers Daedalus touch et Firetask, etc.