Ce n’est pas un secret pour les quelques lecteurs de ce blog, j’emploie Drafts quotidiennement (en version Pro, j’insiste), pour noter des idées, lister les courses, capturer une citation d’un article sur le Web, écrire des billets…
Et poster sous Twitter…
Et vers Mastodon depuis Draftsapp ?
Ayant démarré une nouvelle migration douce — urbanbike | Mastodon, quinze jours après… — vers Mastodon après une première tentative en 2017, c’est aujourd’hui nettement plus facile, l’écosystème mastodonesque (sic !) ayant énormément évolué (…et cela ne semble pas mollir).
J’ai donc cherché une action dans le directory, espace où les meilleurs contributeurs et scripteurs (mais aussi les plus modestes…!) viennent partager leur code…
Bon, l’envoi de texte vers Linky avec un x-callback-url est basique, ce qui est plus intéressant est le script nommé Tweet and Toot.
Il devrait être nommé Toot and Tweet car c’est dans cet ordre là qu’il fonctionne avec deux actions…!
D’emblée, comme on utilise Drafts, on peut imaginer toutes les combinaisons : alimenter Mastodon et, étape suivante, au lieu d’exporter vers Twitter, le faire vers iA Writer, Ulysses, Day One ou encore Obsidian.
Ou, en virant la seconde partie du script, n’exporter son texte que vers Mastodon.
Indispensable : une version récente de Mastodon…
Actuellement, c’est la 3.6.1 et c’est important de le savoir car on a besoin d’un accès — depuis votre Profil — à un panneau Développement…

Puis…

Ensuite ?

Ajouter le nom de votre application (ici, Drafts) dans ce panneau…

Vérifiez que cette autorisation d’écriture soit validée (la seule dont on a besoin…)

Enregistrez… Désormais, il y a une ligne d’applications dans ce panneau…

Reste à cliquer pour afficher son contenu et aller récupérer la clé de contact, le token…

Uniquement cette troisième ligne…!
C’est cette clé qui va servir ensuite dans le script Tweet and Toot…!
Ce script est préparé pour Mastodon.social (logique, c’est l’instance du principal developpeur de Mastodon)…
Il vous reste ensuite à importer ce script dans votre version de Drafts puis…
L’ouvrir pour l’éditer…

Deux parties, celle pour Mastodon…

Qu’il vous faudra éditer…

- en y mettant votre Token (voir plus haut)
- Et, si, si, si le moteur de votre instance est récent, en changeant le nom contrasté… Ainsi mastodon.uno remplace aisément celui de mastodon.social
Et ensuite, selon vos besoins, conserver l’envoi vers Twitter…?

Le virer…? Dupliquer le script au préalable ? Remplacer cette action par une autre action…?! Vous avez le choix sans oublier le déclenchement d’autres scripts…

Pour finir, pensez à activer la création de tags si vous conservez votre note dans Drafts pour qu’elle se range dans le workspace de votre choix…

Bref ce qui précède est à vos risques et périls…
À suivre…
En lisant l’épatant billet de Tim Nahumck, texte chaleureux d’un gars qui a contribué au rayonnement de Drafts, cela m’a renvoyé en arrière, à ma propre découverte ce ce produit unique :-).
Comme la tempête balayée encore #BelleÎleLand, que je suis bloqué dans notre abri côtier, j’ai eu le temps ce soir de rédiger à mon tour ce bref clin d’oeil…
Au 11 juin 2012 pour être précis.
J’avais téléchargé Drafts et, autant le dire de suite, je n’ai pas capté immédiatement tout le potentiel de cette application.
Avant d’y revenir quelques heures plus tard au calme puis (…bippp !) d’écrire un premier billet, urbanbike | Drafts sur iPhone, le soir même.
Près de dix ans se sont égrenés, Drafts s’est invité dans mon quotidien, a phagocyté (!) mon iPad puis mon MacBook.
Utilisateur quotidien de Drafts, ce n’est pas mon unique outil de prise de notes : je reste fidèle également à Day One depuis octobre 2011, un incroyable outil chronologique imaginé par Paul Mayne sorti en mars 2011 simultanément sur Mac et iPhone, une app qui mémorise tous les événements de ma vie…!
J’y reviendrais…
Suite à ma découverte du balisage Markdown, à la recherche d’outils texte supportant ce format, j’ai rencontré en premier lieu Phraseology en janvier 2012 — lire urbanbike | Phraseology sur iPad — la précédente app de Greg Pierce que je vois comme le prototype de Drafts…!
Une simple recherche du terme Drafts dans le moteur de recherche d’urbanbike risque de vous saouler tant cette application est abondamment citée…
Aujourd’hui…?
Une décennie après cette rencontre, c’est toujours un carnet de notes, le lieu de mes premiers jets, idées… Mais également ma liste de courses ou encore la compilation de citations ou liens issus du web, etc.
Mais pourquoi… Drafts ? Il y a une myriade de produits qui proposent du formatage Markdown…!
Contrairement à toutes les apps de traitement de texte que j’ai eu sous les doigts, c’est le seul que j’ai totalement adapté à mes besoins (et que je continue à modifier…).
Ma version de Drafts est unique, m’est propre… (comme celles de tous ceux qui utilisent Drafts en mode Pro).
- Barres additionnelles multiples et spécialisées, mitonnées avec amour…
- Un éditeur de code (syntaxe) MultiMarkdown personnalisé (avec un peu de iA Writer dedans)
- Une coloration syntaxique et des thèmes jour et nuit édités par mes maladoigts…!
- Le choix de la typo (du JetBrains Mono) au corps souhaité
- Des Autocompetes et des Templates pour mes usages
- Des Tags à ma sauce
- Workspaces thématiques liés à des Tags ou en excluant…
- Sans oublier des tas de scripts et actions empruntés (et, souvent, adaptés…) tant pour formater qu’exporter…
- Une recherche monstrueuse…
Bref, une app à mes deux mains (!!) qui supporte également Apple Pencil sous iPad et conserve un historique — versioning — de mes textes…
Je m’arrête ici, la liste est longue…
Note de fin : je suis lent, pas très vif : il m’a fallu dix ans pour intégrer peu à peu certaines notions (et c’est pas terminé…!).
Greg nous/m’a toujours sidéré par sa capacité à ajouter la petite fonctionnalité, option, action (…en apparence…!) qui nous arrange/dérange. Voire, change notre manière d’écrire ou d’utiliser Drafts…
Et comme je n’ai pas de mémoire, j’écris des billets incompréhensibles sur urbanbike… pour me souvenir et partager mes découvertes, usages avec les lecteurs de passage…
C’est tout…
Ah, non : merci Greg…!
Ce qui suit est un complément à un billet publié fin janvier de cette année, lire urbanbike | Une liste de courses sous Drafts.
Préalable : bien sûr, il existe des tas de solutions dont Rappels ou Notes, deux applications disponibles tant sur iOS que macOS. Utilisateur quotidien de Drafts, j’avais envie de ne pas changer d’app pour maintenir notre liste de courses, liste que je gère pour ma tribu, étant fréquemment en mode Sherpa, me baladant avec un sac à dos de 70 litres pour les effectuer à pied où que nous soyons.
Après des semaines d’utilisation, cette gestion de liste personnelle associée à quelques scripts sous Drafts fonctionne plutôt bien.
J’ai même tenté d’ajouter le prix unitaire des denrées à cette liste (pour en suivre les évolutions) mais cela devenait réellement une usine à gaz. Donc j’ai supprimé sans regrets ces ajouts d’autant que la crise actuelle ne va pas nous simplifier la tâche.
Grandes catégories
Effectuer des courses, c’est (…pour nous, j’insiste) piocher dans un ensemble défini de produits de base ajoutés au fil du temps, une galaxie d’articles récurrents que l’on trouve dans des lieux précis (…stands sur des marchés en plein air, boutiques, grandes surfaces), tant actuellement dans le Sud que sur notre caillou breton.
Mais c’est également un ensemble de produits liés à un groupe, catégorie que chacun désigne de la manière qu’il le souhaite (frais, boulangerie, etc.).
Dans le dispositif initial de grande liste fourre-tout, une simple liste alphabétique, je perdais fréquemment le lien entre des produits d’une même catégorie d’autant que nombre d’articles hétéroclites (mais utiles) venaient brouiller ma lecture comme une ventouse caoutchouc ou une clé Allen…!
Bon, je m’égare.
J’ai essayé d’ajouter un mot-clé devant le nom de chacun des produits mais sans succès. Pire, avec un inconvénient, des intitulés très (trop ?) longs sur l’écran de mon iPhone !
Je ne suis pas fan des emojis et il n’était pas question de remplacer nos articles à acquérir par des représentations limitées et souvent éloignées (…voire moches) de ces derniers. De plus, ce sont des illustrations basiques qui ne font pas de différence entre laitue, romaine, roquette ou frisée, nous proposant une salade… César.
Rien de révolutionnaire, hein… Je suis persuadé que ce qui est évoqué ici est employé par des tas de personnes mais c’est une première pour moi…!
Bref, j’ai d’abord testé ce qui se passait en cas de tri : est-ce que les articles précédés d’un emoji se trient alphabétiquement dans leur catégorie.
Oui !

Par contre, au lieu d’employer de mauvaises représentations (…une caricature de baguette parisienne ou une tranche de pain de mie pour rassembler les articles de boulangerie), j’ai opté pour des formes géométriques colorées en faisant en sorte que la couleur soit proche de l’ensemble regroupé (du brun pour rappeler la croûte dorée des pains par exemple).

Et également quelques emojis neutres dont des bocaux en verre pour tout ce qui est boites, pots en verre ou conserves, flacons d’épices.
C’est rudimentaire mais ça fonctionne. Et c’est ainsi que j’ai modifié ma liste de courses avec les subdivisions induites par ces emojis (…que je ne contrôle pas) lors des tris.
Certes, ces ensembles n’apparaissent pas dans l’ordre que je pourrais souhaiter mais comme les produits sont groupés, c’est l’essentiel à mes yeux.

Pour finir, ça fonctionne avec les mêmes outils que décrits dans mon précedent billet.
C’est tout.
Je n’évoque pas les annonces de la pomme du 8 mars : superbes mais clairement hors de mon budget de graphiste retraité ! Seul un iPhone avec un capteur disposant de plus de megapixels m’intéresse cette année, celui dont je dispose finira dans les mains de ma fille (et celui de ma fille, un 7, dans celles de ma compagne).