Et puis c’est franchement moche d’afficher ce genre de… sluuurrrrppppp… Mais il me fallait impérativement me changer les idées après mon rendez-vous chez Paul Jobs. Bref, ces cinq petites pièces ne m’ont pas ruiné…
Café, Chocolat mais aussi caramel-beurre salé, pamplemousse et… trou de mémoire…! Va falloir que j’y retourne pour identifier le cinquième…!!
Note : le transport en Brompton à toute vitesse sur les pavés n’est pas étranger aux fissurations visibles sur cette photo… Le problème a été réglé 5 minutes après…!
Vous ai-je dit que ma vie est un enfer ? Écrire des billets est souvent source de sacrifices dont le lecteur généralement ne sait rien…!
Aussi, j’ai décidé de lever le voile sur mes conditions de rédaction, rappeler l’exigence du blogueur face à son écran blanc, montrer les choix difficiles qui s’imposent à moi dans le seul souci d’être à votre service, ô lecteur exigeant (…Bon, là, j’en fais un peu trop, non ?!).
Il est vrai que je me suis découvert une passion pour les légumes. Mais, comment dire, un petit excès de temps à autre s’impose pour m’éviter la monotonie du combo tomates-courgettes.
Bref, dimanche matin, enfin réveillé, j’enfourche mon fidèle Brompton et nous voici aux abords du marché central de Versailles. Un monde, une foule compacte, les étals pris d’assaut malgré la chaleur.
Et aucune envie d’acheter viande ou autre. Je serais bien allé au stand du vendeur de fromage de chèvre mais à quoi bon. Les gens affluent de toutes parts, je me décide à battre en retraite.
Bref, alors que je remonte la rue de la Paroisse en partant du marché (ce détail, lecteur, a de l’importance…!), le chiffre 84[1] me vient à l’esprit (84 et non 1984 !).
J’arrive devant une devanture assez discrète, j’attache mon fidèle coursier. Et, erreur, je pousse la porte…!
Enfer et damnation, je tombe dans un véritable guet-apens. J’ai beau me défendre, ils sont trop nombreux et, au bout de trente secondes, je demande grâce !
— Mon cerveau est désormais sous contrôle de la Police de la Pâtisserie et je suis désormais en passe d’être rééduqué…!! Pire, je veux être rééduqué…! (adaptation libre de 1984)
Sérieusement, vous êtes dans quel état d’esprit quand vous avez ça sous le nez ? Même vos papilles vous implorent ! Non, plus de légumes !
Notez que j’ai quand même résisté : pas un regard vers les chocolats, une moue dédaigneuse face à l’armée de macarons aux pamplemousses frais, à la menthe, au café… Soupir !
Je cède (…par pure gentillesse, CQFD) et m’octroie deux pièces ridicules, histoire de faire un testing pour urbanbike (…eh oui, c’est là où je voulais en venir, tout ça à cause de vous, et à l’insu de mon plein gré !!).
Le temps de revenir à la maison en pédalant comme un forcené. Et, récompense suprême, après l’effort, le réconfort.
note : si vous trouvez que mon récit est truffé d’incohérences, ne vous en formalisez pas, je le pense également.
Bref, le lieu à retenir est plantegenet. Ils sont au 82 rue de la paroisse à Versailles (à deux pas du naturalia).
Je copie/colle l’info de l’expo que vous pouvez trouver ici sur le site du Musée de la Toile de Jouy en Josas avec des photos notamment.
L’exposition Indiennes sublimes est proposée au musée de la Toile de Jouy (attention : jusqu’au 23 juin 2013) par la Villa Rosemaine, centre d’étude et de diffusion du patrimoine textile situé à Toulon. Elle présente les indiennes, toiles de coton peintes et imprimées des Indes, de Perse, de Provence mais aussi de Jouy. Moins connues que les fameuses « toiles de Jouy », si on donne à ce terme le sens de « toiles monochromes à personnages », leur production était pourtant bien plus importante.
Bon, et alors…?
Mais c’est superbe ! Et cela se termine demain…
Nous y sommes allés avec ma fille et nous avons adoré… Quelques vues pour mémoire…
Ici, un tablier en toile de Nîmes (l’ancêtre du denim) en premier plan…
Motifs couleurs, tout est prodigieux…
Quelques notions glanées ci et là (…mais sans aucune garantie…!)
Fond ramoneur…? Fond très sombre, brun qui contraste bien avec les motifs en premier plan… Ce caraco a un fond ramoneur…
Chafarcani…? Toiles indiennes avec des tas de petits motifs en semis et rayures imprimées à la planche de bois…
Kalamkari…? Tissu de coton peint à la main et imprimé au bloc en inde (…si j’ai bien noté, c’est du persan — kalam (stylo) et kari (artisanat) — qui veut dire que les motifs sont dessinés avec un stylet)
Vanne…? Décor à ramage de fleurs. Et le mot vanne vient de la région de Lyon et désigne une couverture ou courtepointe piquée.
Pelempore…? Du persan palangposh (couverture de lit)… Dessus de lit décoré
Bonnes herbes…? Motif floral crée par Oberkampf
Coquecigrues…? Terme emprunté à Rabelais pour désigner un semis de fleurs et de créatures imaginaires
Impression : si plus récemment on employait des cuivres gravés, au départ, c’étaient des empreintes en bois…
Le musée retrace aussi en expo permanente l’histoire de cette fabrication (là, trop compliqué à exposer, lire cette fiche)
Bref, du coup, en sortant j’ai enfin compris le pourquoi de ces motifs floraux devant le Musée…
Pour rappeler les près sur lesquels on étendait les kilomètres de toile pour les laver (…avec l’eau pure de la bièvre…!).