J’ai écrit ce matin (sur Mastodon) ceci :
Pour mémoire, ce pouët comme tous les autres dans ce fil va s’effacer dans 7 jours. Je regrette simplement que @Gargron ne propose pas une option encore plus réduite dans l’échelle du temps : 24 ou 48 heures.
@david6677 a rapidement réagi….
Jean-Christophe, pourquoi souhaites-tu que tes pouëts s’effacent après une période donnée ?
Une amorce de réponse…
À l’attention de @david6677 @Gargron
Je déroule à nouveau mon argumentaire.
À mes yeux, Mastodon est une surface d’échanges immédiats et, comme naguère sur d’autres réseaux sociaux, je reviens rarement sur ce que j’ai lu 24 heures plus tôt.
C’est pourquoi j’ai poubellisé/supprimé « sans discussion ni regrets » mes tweets (…ou clichés sur Instagram) naguère…
J’effectue une séparation franche entre :
- info fraîches (mais hautement périssables) sur Mastodon
- billets ou articles un chouïa plus intemporels sur un blog
D’ailleurs, je ne me réfère qu’à mon propre blog depuis 20 ans et non à des liens sur une plateforme qui peut disparaître (ou changer de propriétaire) comme X, y ou z ;-)
Mon blog n’est pas associé à un service gratuit : je règle annuellement noms de domaine et hébergement.
Si je souhaite conserver certains liens postés ici, je les replace au sein de nazbrokology.com (…dans urbanbike.com :-) pour les retrouver.
Désolé d’être un peu long mais je préfère prendre le temps d’argumenter et développer…
Je me souviens parfaitement de cet article lu en 2009, 5 bonnes raisons de ne pas acheter de SSD | Cognitive Overhead.
Je venais de recevoir mon MacBook Pro 17 et cela m’avait interpellé.
Inutile de rappeler que son contenu m’avait incité à réfléchir : conserver ou retourner le MacBook que je venais de recevoir.
Attention : ce qui suit est un simple retour d’utilisateur, pas une critique de ce très chouette blog conseillé de surcroît par mon vieux copain Guillaume, l’une de mes références en matière de macOS !
De saines interrogations en 2009
Je retiens simplement ce point des SSD “biodégradables” soulevé dans ce billet de 2009.
Je cite :
J’entends par là que la technologie utilisée dans ces supports ne permet pas de leur garantir une grande durée de vie. Progressivement, les performances se dégradent, les cellules “s’usent”, et la capacité du volume diminue. Par ailleurs, un SDD qui resterait débranché pendant trop longtemps (archivé quelque par, par exemple), perdrait progressivement les données qui sont inscrites dessus. Exit la postérité.
C’était un avertissement judicieux, son exit la postérité parfaitement audible. Mais j’ai conservé la (chère) configuration avec SSD.
Pendant dix ans, de 2009 à 2019, mon MacBook Pro 17 et ce disque SSD ont été utilisés quotidiennement. Et sans perte de données notée.
Au départ, ce MacBook était destiné à de la production graphique, du post-traitement de RAW. Puis pour la liquidation de mon entreprise en 2014, la rédaction de mes dossiers juridiques et défense…!
Enfin, ce SSD de ce MacBook semble fonctionnel après 4 années d’archivage (après 2019 mais, notez-le, ce MacBook a connu un bref redémarrage d’une semaine début 2020). Certes, je ne suis pas allé inspecter chaque app ou fichier, bloc par bloc.
En 2019, j’ai acquis sur le refurb un modèle un chouïa plus léger, un MacBook Pro 16.
Modèle que j’ai rendu à Apple en même temps que le 17, lire urbanbike | Upgrade vers un MacBook Air 13 M2.
Le MacBook 17 n’est pas resté posé sur un bureau mais trimballé chaque jour dans un sac à dos boblbee (en usage dès 2005 avec mon MacBook précédent) entre Versailles et Paris parcourus en train + Brompton.
Amusant de constater que je suis revenu, 14 ans après, à une taille identique de SSD de de celle de 2009. Avec iCloud, ça suffit amplement à mon activité actuelle.
Qu’est-ce que ce billet raconte ?
En gros :
- Qu’Apple ne choisit pas les fabricants les plus bas de gamme pour ses composants…! Ce Toshiba en témoigne…

- Que ce SSD a été particulièrement utilisé en production quotidiennement pendant 7 ans à fond puis connu des fortunes diverses les 7 années suivantes dont 4 ans de quasi silence.
- Que, certes, j’ai pris un risque en connaissance de cause suite à la lecture du billet cité en préambule,
- Que j’ai pris le temps de réfléchir pendant les deux semaines qu’Apple nous offre… avant de décider de conserver la machine que je venais de recevoir.
- Que j’emploie toujours des disques à plateaux pour archiver localement nos données (en plus du Apple Cloud).
- Que des disques SSD me servent de stockage temporaire et m’accompagnent au quotidien au même titre que mon iPhone.
- Que j’en ai profité (rien à voir…!) pour renouveler ma licence de SuperDuper! (acquise en 2006) pour qu’elle soit active sur le M2 et me permette de réaliser de parfaites copies de SSD à SSD, entre autres.

- Et que j’apprécie de n’employer que de l’USB C (même s’il m’a fallu trouver des connecteurs adaptés…!), les deux ports en plus de celui de l’alim semblent suffisants sur ce M2…
Vous avais-je dit que le MacBook Air 13 M2 dispose d’une sortie jack audio… Parfait pour dicter.
SSD un jour, SSD toujours !
J’ai toujours un SanDisk 1 To sur moi (…et son clone à l’endroit où je réside temporairement).
Pourquoi : je ne suis pas toujours dans un territoire connecté !
Oui, je reste un allumé de la sauvegarde, peut-être est-ce dû à mon histoire personnelle, ce que d’aucuns nomment …expérience…!
Or sauvegarder en quelques minutes sur un SSD ce qui pouvait prendre des heures (littéralement…!) auparavant devrait nous inciter à accepter de perdre quelques instants quotidiennement. Mais je m’égare.
14 ans et 256 Go toujours actifs…
Lorsque j’ai rendu mon 17 pouces, les techniciens de l’AppleStore ont extrait le SSD d’origine de ce dernier, SSD que j’ai inséré dans un boitier…

Il monte instantanément sur le bureau du MacBook Air 13 M2 et j’y retrouve le contenu du MacBook Pro 17 …dont toutes les apps et polices que j’avais acquises naguère pour bosser…
Je vais virer ce qui est désormais inutile (…ou pas) mais je sais déjà que je vais voyager plus légèrement, le iPhone (connecté au Mac par un simple câble USB C) me servant de relais vers internet… Sans oublier un SSD qui ne nécessite pas d’alimentation (…le SanDisk en déplacement nécessite moins de précautions) et directement connecté à l’autre port USB C.
C’est tout !
Que 256 Go : soit le retour au volume de stockage de mon premier SSD, celui de 2009 !
J’avais déjà vécu ce downsizing sur iPad….
Et c’est cette précédente expérience qui m’a fait basculer mercredi matin (mon vieil iPad de 64 Go dispose de 22 Go libres)
Jeudi, j’ai rendu à Apple mon MacBook Pro 16 (repris à un prix convenable pour une machine de fin 2019), et cette opération m’a permis de réduire de moitié le coût d’acquisition d’une machine neuve, disposant de surcroît d’un processeur Apple, ici un M2.
J’utilisais depuis 5 ans une machine un MacBook Pro 16 avec un SSD de 1 To et il ne me restait que 148 Go de libre…
Or, totale improvisation la veille, j’ai acheté puis basculé vers une machine dotée de 256 Go de stockage (1/4 du précédent) et, bien entendu, la migration n’a pas pu se faire telle que.
Pourtant, dès mercredi soir, je n’employais que 50 Go d’espace disque et dispose donc de près de 200 Go excédentaires…!
Le secret…? Une bonne gestion de iCloud…
Ne jamais venir avec deux Macs chez Apple…
Je n’avais nullement l’intention d’acquérir quoi que ce soit chez Apple. Néanmoins, après avoir suivi la Keynote de lundi dernier, vu la présentation du Vision et ingurgité toutes les annonces basées sur les processeurs Apple, étant chez ma fille à Aix et disposant de temps pour réfléchir, je me suis demandé si ce n’était pas le moment de rendre ce fameux 16 pouces et de basculer vers la nouvelle génération de processeur.
Le prétexte était de vérifier mon macbook pro 17 pouces de 2009 et accessoirement en extraire le SSD et recycler sa matière première… Ce qui fut fait, je vais insérer ce vieux SSD dans un boîtier…
Mais arrivant en avance à mon rendez-vous, je suis allé faire un tour du coté des Air…
Les choses se sont enclenchées très naturellement : j’hésitais entre un 15 et un 13 pouces, le 15 n’arrivera que la semaine prochaine à un prix relativement plus élevé. Le 13 ayant baissé de prix (200 euros de moins par rapport à lundi), je n’ai pas tergiversé et j’ai opté pour ce 13 pouces doté de 256 gigas de stockage.
Bien entendu c’était un quart du stockage que j’employais jusqu’à présent. Mais pas si fou que cela.
Migration via un câble USB C - USB C

Dès mercredi après-midi, j’ai lancé la migration du 16 vers le 13, les derniers points ont été réglés jeudi matin avec le déplacement de ma licence de ProLexis vers le 13. Puis quand ma fille m’a communiqué le code expédié par Apple pour supprimer sa partition de notre 16…
Bien entendu, elle va retrouver un compte sur cette machine à son retour de Perugia…
Il me restait à me rendre à l’Apple Store dès son ouverture pour restituer mon 16 pouces (repris 690 €).
Dans l’opération, j’ai déboursé en réalité 609 € pour l’acquisition d’un MacBook Air 13 d’une valeur de 1299 €.
Alors : qu’en est-il du stockage ? Disposant d’un gros Cloud de 2 To, ayant déjà toutes mes petites affaires sur ce cloud partagé en famille, je me retrouve dans la situation suivante :
- Sur le 16 pouces, il me restait 148 Go de libres sur 1 To.
- Sur le 13 pouces, j’ai 200 Go de libres sur 256.
Aucun regret…
L’écran n’est-il pas un peu trop petit par rapport au 16 ou 17 pouces que j’avais l’habitude d’utiliser précédemment…?

Ce 13 pouces a une diagonale qui s’approche d’un 14 et, de surcroît, j’ai réglé la définition de l’écran à sa résolution minimale, ce qui me convient parfaitement, mes yeux, étant encore capables de lire du texte corps 12.
Côté performances, il est clair que le M2 est hallucinant de célérité : je prends pour exemple ce texte que je dicte sur Drafts et qui s’affiche à une vitesse insoupçonnée.
Ne pas oublier la prise en compte de mes besoins réels et non fantasmés…! Un chouïa de photo (et encore, ça se discute…), beaucoup de lecture et d’écriture…
L’idée est de me balader léger avec un simple sac à dos pour ménager… le mien. La différence de poids est notable, l’encombrement itou…
Pour l’heure, je suis heureux.
À suivre…