Voici un produit qui pourrait sembler anodin sous Adobe Acrobat 6 pro dans la mesure où ce dernier affiche les couches d’un fichier .pdf… Erreur ! Si vous travaillez avec FrameMaker, vous avez noté que toute couleur nouvelle créée dans FrameMaker génère des couches supplémentaires. Ainsi, si vous utilisez des “gris” spécifiques, ces derniers ne sont pas “fondus” dans la couche process black, par exemple.
Avec Quite Revealing, il est très simple d’additionner ces couches et de placer tous vos gris dans l’unique couche noire…
Idem avec Adobe InDesign si vous créez des couleurs d’accompagnement Pantone ou Focoltone, la réalisation du .pdf va conserver ces informations en plus du CMJN, ce qui est pratique mais pas pour tous les flasheurs…
L’intérêt d’un produit comme Quite Revealing est son interface de travail essentiellement visuelle, permettant de se rendre compte par simple comparaison du fichier source et de la couche en traitement des correctifs à apporter.
Par contre, si vous souhaiter également intervenir sur le dpi des images incorporées dans votre fichier .pdf ou corriger une image encore en RVB en CMJN, vous devrez faire impérativement l’acquisition de Quite A Box Of Tricks (également compatible OS X).
Cela ne sert pas qu’au CMJN !
Tant que l’on travaille en quadri, générer un .pdf est assez simple…. Par contre, si vous avez un document en deux couleurs (un noir + un Pantone), tout ne coule pas de source. On vous rétorquera parfois que vous auriez dû utiliser XPress ! Non, conservez vos produits et lisez ce qui suit…
Sachez que le .pdf que vous allez générer ne sera pas toujours exploitable par votre flasheur si ce dernier ne dispose pas de produits additionnels.
Si votre flasheur possède Lantana Crackerjack, tout va bien… il peut donc exploiter et flasher toutes les couches de votre document, les process colors aussi bien que des spot colors. Et ce sans demander votre fichier source, images et typos… le .pdf suffit donc parfaitement.
Aïe ! Votre flasheur accepte du .pdf mais sans plus. Une seule solution consiste alors à travailler avec deux des quatre process colors (cyan, majenta, noir et jaune). Malheureusement vous n’avez pas préparé votre document en ce sens et tout a été réalisé en noir quadri + un Pantone Red Warm pour que Monsieur le Client puisse l’afficher sur son écran dans la couleur qu’il souhaite.
Deux options :
1- La plus longue consiste à dupliquer votre dossier de travail et de changer toutes les couleurs additionnelles dans ce nouveau dossier, aussi bien dans les fichiers Photoshop, Illustrator, InDesign ou FrameMaker… Avec les risques d’oublier des éléments en cours de route dans la précipitation.
Cette option est souvent celle à mettre en œuvre d’emblée pour éviter ce type de piège et surtout d’acquérir des plug-ins qui ne sont pas gratuits…
2- La seconde est d’utiliser Quite Revealing.
Via sa zone de dialogue, il est alors très facile d’afficher toutes les couleurs utilisées dans votre document et de demander à ce plug-in de basculer votre fameux Pantone Red Warm en une simple couche cyan par exemple (process cyan). Et ce en quelques secondes. Tout est alors converti, reste à votre flasheur de sortir les deux séries de film, noir et cyan et d’attribuer à ce film la couleur Pantone souhaitée. Attention : si vous avez des images, il vous faut également Quite A Box Of Tricks. Cette opération est également possible avec l’incontournable Enfocus PitStop Professionnel 6 (et enfin sous OS X) que nous évoquerons bientôt (et qui, lui, gère les images directement).
Installer correctement le plug-in
Pour que ce plug-in soit pris en compte avec Acrobat 6 sous OS X, on sélectionne l’icône de l’application dans le dossier Acrobat 6 pro (pas le dossier, l’application), puis commande - I et on clique sur l’onglet Modules externes pour lister son contenu… reste à cliquer sur le bouton ajouter et hop, choisir le plug-in idoine. Ok ?!
Dès lors, un nouveau menu apparaît dans Acrobat, Modules externes, et Quite Revealing est opérationnel…
A partir de ce moment, plus de difficultés pour fondre des spot colors dans les plaques CMJN.
Quite Revealing n’est pas gratuit.
Comptez 280 € HT pour une licence monoposte.
Néanmoins, vous pouvez télécharger une version totalement fonctionnelle du produit (utilisable 30 jours).
Pour en savoir plus sur le site de Quartet
ou sur celui de Quite
équivalents claviers
dans
outils
Depuis la version 6 de FrameMaker, les équivalents clavier livrés dans les manuels sont à la mode Macintosh ou Windows. Pour les utilisateurs de Classic, c’est évidemment logique car ces raccourcis ressemblent à ceux des autres applications utilisées…
Bon, où veut-il en venir se demande le lecteur ?
C’est oublier que FrameMaker est né sous Unix et qu’il dispose d’une architecture particulière (malheureusement, je le déplore, non encore portée sous OSX) avec des équivalents claviers très particuliers.
Un exemple pour comprendre…
Sous FrameMaker 7 US et donc sous Classic, la manière d’accéder à la fenêtre de dialogue des variables Special > Variable… consiste à utiliser l’équivalent clavier Commande B.
Bon, cela fonctionne mais la lettre B n’a qu’un très vague rapport avec le mot Variable à moins de prononcer à l’espagnol !
Jusqu’ici, c’est encore assez simple mais tous les items de menu n’ont pas d’équivalents claviers déclarés.
Vous avez inséré un tableau, vous avez sélectionné des lignes de cellules et vous souhaitez modifier la taille de ces cellules…
Or, là, plus d’équivalent clavier affiché : vous devez passer par le menu Table > Row Format… pour afficher la zone de dialogue… C’est idiot !
Or, c’est ici qu’il faut se souvenir des origines UNIX du produit !!
Les développeurs ont mis en place un système mémotechnique très simple… Pour afficher le dialogue de Variable, celui de Special > Variable…, il suffit de faire à la suite escape s v…
Oui, vous avez bien lu, pas la peine de s’affoler : escape [1] tout d’abord puis s puis v… s pour Special, v pour variable ! Avec un doigt si vous voulez !
Et l’endroit où il n’y avait pas d’équivalent… ? escape t r pour simuler le menu Table > Row Format…. Pof, le dialogue s’affiche (rraahhhhhh lovely ! !).
Bon, bon, mais s’il y a deux items qui commencent par la même lettre, on fait quoi ?
C’est le cas dans le menu View pour Rulers et pour Reference Pages… ben le premier c’est escape v r , le secondescape v R … !
Bon, mais pourquoi vous partez de la version en langue anglaise de FrameMaker… ? Simplement parce que ces équivalents claviers sont rarement traduits en français. Ainsi Reference Pages est Pages référence en français et son équivalent clavier toujours escape v R , ce qui est déboussolant. D’autant que les équivalents clavier pour le texte l’ont été en partie, eux.
Par contre, ce qui est regrettable, c’est que la mémoire de ces équivalents disparaisse peu à peu.
Revenons sur notre insertion de variable dans un texte sous FrameMaker. Aujourd’hui, on nous recommande de faire Ctrl - 0 (le chiffre)… mais c’est oublier qu’il y a un équivalent comme escape q v qui marche très bien ! !
Cela permet de contraster la case en bas à gauche de FrameMaker (de la version 4 à la version 7 !) et de vous laisser ensuite entrer les premières lettres du nom de votre variable…
Tiens, si vous faites escape q p , ce sera pour entrer le nom de votre format style paragraphe, escape q c pour le format caractère…
Je continue à utiliser ces équivalents sur mon portable car je n’ai pas de clavier numérique et que ces raccourcis fonctionnent quelque soit l’OS (windows ou Classic), la machine ou la langue…
Ce qui est fou, c’est que plein d’équivalents claviers sont ainsi tapis au fond de FrameMaker, à l’insu de l’utilisateur ! Ainsi pour centrer un paragraphe, escape J C , etc. Par contre, le seul équivalent clavier que j’ai oublié après l’avoir utilisé, c’est celui qui déclenche l’écriture de tous les équivalents clavier dans un document.
Et j’avoue que j’aimerais bien retrouver cela dans InDesign 3 ou plus…
••• edit | mars 2024 | Comme dit précédemment : Le produit ne fût pas tué, FrameMaker perdure exclusivement sous Windows… Il obligeait toute la chaine graphique à changer de machines, ce que nous ne pouvions financièrement pas faire (Chez Colette, c’étaient des dizaines de postes…)
Adobe a acheté la société FrameMaker il y a déjà pas mal d’années… Or, très vite et quasi simultanement, nous avons vu PageMaker sombrer et InDesign émerger… La question aujourd’hui est de savoir ce qui va naître de toutes ces manipulations numériques !
Inconditionnel de FrameMaker, je guette les signes d’une nouvelle version…
Erreur ? Adobe serait peut-être en train de nous préparer une Application Numériquement Modifiée… !
Or, que les choses soient claires pour vous, lecteur : le plus extraordinaire logiciel de traitement de longs documents est, à mes yeux d’utilisateur quasi quotidien, FrameMaker.
D’où mes inquiétudes !
Vous pouvez m’opposer XPress, PageMaker et consorts : non ! Le plus puissant en production, celui qui sert à mettre en pages quasiment tous les manuels ou ouvrages professionnels, c’est bien ce produit rustique et incroyablement puissant.
L’attente d’une version portée sous OSX s’éternise, pour ne pas dire plus. Aussi, on peut s’amuser à imaginer ce que le marketing d’Adobe a en tête. Cela ne coûte rien, et la plus grosse surprise serait d’avoir presque raison.
Adobe investit depuis pas mal d’années dans InDesign (le XPress Killer). Si la version 1 et 1.5 fut plus que décevante (et je reste gentil), la version 2 portée simultanément sous OS9 et OSX est devenue incontournable.
Le silence radio autour d’une version 8 de FrameMaker alors que bruissent quelques rumeurs sur la 3 d’InDesign nous laissent à penser que cette dernière pourrait disposer de nombre de fonctionnalités de FrameMaker.
Que manque-il réellement à InDesign, même si les avis divergent ?
- des variables
- des combinaisons de styles caractères dans les styles paragraphes et leur auto numérotation
- des références croisées même si on a déjà affaire à une notion de liens
- une gestion plus poussée des maquettes à la FrameMaker avec une gestion plus soutenue des blocs textes
- une fonction recherche remplacement plus fournie
- un éditeur de fonctions mathématiques
- des blocs ancrés avec des règles de positionnement selon le paragraphe maître
- une gestion plus puissante du langage de description de page (et ce malgré le XML déjà disponible)
- ajouter une gestion poussée des marqueurs (ces derniers sont en fait les éléments qui permettent justement de baliser les termes qui servent pour les index, qui marquent les parties de texte en variables… Bref, beaucoup de choses sont impossibles sans eux.
Or, on peut très bien imaginer que les développeurs d’Adobe souhaitent muscler InDesign avec quelques-uns de ces points pour le rendre incontournable.
La surprise ne devrait pas se faire attendre trop longtemps…
Sans oublier une gestion moins complexe de documents multiples avec Index multiples, table des matières, etc.
••• edit | mars 2024 | La suite nous démontra qu’un simple chef de projet sans vision des usages sur le terrain pouvait torpiller les demandes de nombreux professionnels de l’édition qui travaillaient sous macOS. Plus grave, jamais les revendications argumentées de ces derniers ne remontèrent jusqu’à la direction d’Adobe… Le produit ne fût pas tué, FrameMaker perdure exclusivement sous Windows…