Situation connue, trop souvent vécue : vous saisissez un commentaire sur un forum, pondez un article sous pMachine ou DotClear mais ce n’est jamais facile d’assurer en même temps son orthographe, faute d’un module de correction associé. J’utilisais déjà ProLexis pour cela mais les éditions Diagonal ont imaginé un dispositif encore plus simple qui s’adapte, lui, à toutes les situations : Le Petit ProLexis…
Mieux encore, au lieu de faire des parties de solitaire, vous pouvez aussi vous amuser à jouer avec les lettres…!
Explications…
On a tous rêvé de cela :
Ben voilà, ce n’est pas un photomontage… C’est possible. En gros, cela reprend ce que l’on pouvait déjà faire avec ProLexis mais en plus simple. Et du coup accéder, évidemment, à tous les dictionnaires disponibles.
Cela se passe de la manière la plus simple qui soit : on sélectionne et l’on copie son texte comme ici dans le presse-papiers et, hop. On demande au petit ProLexis d’indiquer tout ce qui ne va pas !
Il suffit alors de cliquer sur les mots douteux pour avoir la liste des propositions et en valider une…
Bref, cela fonctionne pour toutes les applications dont vous ne disposez pas d’adaptateur spécifique “made in ProLexis”… À noter que, dès que vous êtes familier du produit, vous pouvez désactiver les zones de dialogue intermédiaires en sélectionnant dans les préférences l’option “Transfert silencieux”.
Bon, mais ce n’est pas tout !
Si vous êtes amateur d’Anagrammes, vous avez une aide efficace. Tines, c’est quoi l’anagramme de
littérales ?
On sèche ? Le petit ProLexis peut vous donner quelques indices…
Ici, trois indices apparaissent mais ils sont, en réalité, affichés l’un après l’autre… Alors ?
Hop, la solution est affichée… Bon, amateurs de “Scrabble”, du “Mot le plus long”, etc. vous avez désormais un outil pour vous tirer d’embarras. Mieux encore, cela fonctionne aussi pour les mots croisés et les mots fléchés…!!
Un exemple : en 10 lettres, “ne dure pas longtemps”… Avec trois lettres déjà en place sur la grille…
Trouvé ? Non… Hop, solutions possibles, non pas depuis la définition mais depuis la combinaison des lettres :
C’était bien “temporaire” !
Pour ma part, c’est un outil indispensable. Ayant de plus en plus la mauvaise habitude d’intervertir des lettres au clavier ou, plus souvent, incapable de me souvenir de l’orthographe d’un mot, cette solution m’est d’un secours permanent !
En savoir plus ?
Sur le site de Diagonal. À noter qu’une démo du produit et valable 15 jours est téléchargeable sur le site.
FrameMaker ? Mais sans contestation, un très bon traitement de texte…
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Ce n’est pas à la recherche de la nouvelle star mais l’idée, qui me taraude depuis quelques mois, de trouver une alternative à Word… Et surtout, pour tous les compositeurs travaillant sous OSX, une alternative à FrameMaker qu’Adobe a littéralement abandonné sur Mac alors que le développement de ce dernier est réalisé sous Unix…
Du coup, l’idée est venue d’essayer Mellel qui, rappelons le, est à moins de $40 et d’ors et déjà en version 1.8…
J’ai essayé Nisus Writer Express récemment et la prise en mains de cette application était très intuitive du fait d’une interface particulièrement soignée.
Sur Mellel, on n’a pas cette impression d’immédiateté (ça se dit ?!) mais plus d’un “Word Like” du fait même des palettes flottantes dès le lancement…
Mais, rassurez-vous, ô lecteur en recherche d’une alternative à votre traitement de texte, la prise en mains est un poil plus longue pour de simples raisons de logique de gestion des formats styles. Car Mellel est l’un des rares produits qui sache écrire de gauche à droite et de droite à gauche. Et l’illusion de ressembler à Word chute rapidement !

Mellel nous oblige à réviser nos acquis avec d’autres applications. Bref, à oublier nos outils traditionnels comme Word, FrameMaker ou Indesign…
Effectivement, on se sent très vite à l’aise avec ce produit une fois bien compris le rapport entre formats paragraphes et formats caractères… Car Mellel nous demande surtout d’oublier nos réflexes d’utilisateurs et à faire preuve de curiosité… L’interface reste certes déroutante… tant que nous conservons nos habitudes !
Dans ces derniers, un format paragraphe gère tous les attributs dont le choix de la typo.
D’ailleurs le mot styles n’est pas utilisé dans les menus : par contre deux menus spécifiques aux (formats) paragraphes et aux (formats) caractères sont disponibles…
L’accès aux attributs des uns ou des autres styles s’effectue immédiatement en cliquant sur l’info affichée juste au-dessus du document.

Et la palette complémentaire :
Sur Mellel, c’est autre chose, le format Paragraphes gère la structure du bloc, le format Caractères vient ajouter la typo et la direction de l’écriture. Cette combinaison offre beaucoup de souplesse, un même format paragraphes pouvant recevoir plusieurs habillages typographiques ! Et ce, soit dans des paragraphes différents, soit dans le même paragraphe pour gérer une citation.
C’est assez logique car si vous sélectionnez une typo, il est logique que vous puissiez activer au même endroit l’orientation de cette typo… Toujours pour être en accord avec cela, Mellel gère les typos OpenType et donc les ligatures conditionnelles…
Et sa palette complémentaire :
Il manque encore quelques options comme le choix de l’enchaînement des paragraphes, un paragraphe Titre ne peut pas appeler naturellement un paragraphe normal, par exemple… On ne peut jouer sur les options de césure, les approches de groupe, etc. Mais, après échange de e.mails avec l’un des développeurs, tout ceci progresse…
Alors pourquoi évoquer FrameMaker ?
Mellel, s’il n’intègre pas encore d’index, possède des variables, un système de numérotation des paragraphes qui constitueront la table des matières et bien d’autres choses encore embryonnaires.
Ce n’est pas encore suffisamment développé et encore parfois confus dans les menus mais cela fonctionne : ainsi cette gestion de table des matières est certainement l’un des points les plus rusés de Mellel, d’autant que cette numérotation peut être placée à gauche comme à droite.
La personnalisation de cette numérotation se fait à l’aide de balises dans une fenêtre dédiée et, du coup, permet d’automatiser à sa guise ces entrées que peuvent être Chapitre, Section ou autres… Cela me rappelle Word Perfect par moments !
Le recours aux variables est également possible, ce qui donne beaucoup de puissance pour des mentions qui risquent de changer. Mieux encore, la gestion des en-têtes s’effectue également ici, ce qui offre une très grande souplesse même si ce n’est pas toujours très “évident”…
En conclusion
Mellel demande un réel effort à l’utilisateur pour en comprendre tout le sel.
J’avoue que je suis rentré dans l’application un peu à contre cœur et puis, assez vite, je me suis laissé surprendre par sa logique (certes discutable pour quelques items encore) et son étonnante souplesse qui ne s’appréhende pas au premier regard.
Sans conteste, c’est l’un des meilleurs produits que j’ai eu l’occasion de tester ces dernières années. À tel point que je commence sérieusement à l’envisager comme une alternative à FrameMaker, c’est dire !
Bon, c’est certes aller un peu vite en besogne mais Mellel gère une bonne partie de ce dont j’ai besoin en composition d’ouvrages. Une numérotation automatique des paragraphes, avec vision du plan en parallèle du texte (pompeusement nommé “ébauche”), des formats styles très puissants, une gestion de tableaux efficace, des notes en bas de page. Sans oublier des styles de page, sortes de modèles prédéfinis selon vos besoins (courrier, présentation, article ou livre…). Et des tableaux qui peuvent aussi être orientés gauche droite ou droite gauche, logique. À noter qu’une cellule peut être séparée en diagonale et recevoir dans chaque triangle une mention…
Il manque pour l’heure un index même si Mellel possède est orienté pour tout ce qui touche à la bibliographie et citations, ou encore fixer un format de document sans se soucier d’un quelconque pilote d’impression pour ce faire…
La possibilité de jouer sur des variables — encore trop limitées en volume — est un autre point intéressant pour la gestion de contrats par exemple, tout comme le fait d’avoir introduit une nouvelle option de styles, à avoir les styles de page (marges et contenus des en-têtes et pied de page).
Si j’ai regretté les petites options pratiques de stabilo à la Nisus, il est assez sympathique de pouvoir détourner les citations avec l’option “exclure du document final” et donc les gérer comme des notes de travail !
À noter que les OpenType sont parfaitement utilisés avec leurs ligatures (j’ai utilisé la Costa de chez TypoFonderie).
Et comme Nisus Writer Express, la conversion de Word est impeccable… hormis les figures créées sous Word qui ne seront pas importées !
Bref, nous voici face à un produit qui en plein développement mais assis sur des bases qui semblent solides. Reste à bâtir sur ces fondations les fonctionnalités qui manquent pour le rendre indispensable pour un compositeur (format de page, index, références croisées et variables plus développées)… Mais assurément le produit est à essayer.
D’autant que cette application est quasiment unique pour son usage même de langues romanes et arabes ou hébraïques dans un même document.
Mellel est téléchargeable ici même et peut être essayé quelques semaines sans demande de clé…
Dernier point, le produit est, lui, déjà localisé en français.
Nisus Writer Express, un traitement de texte rustique… Pour ne traiter QUE le texte !
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Je me souviens avoir testé nombre de produits, dont Nisus 3.4 en 1994 (avec une interface pas piquée des hannetons…) et j’en avais conservé un souvenir franchement négatif… D’autant qu’à cette époque, nous avions pléthore sur Macintosh ! Entre MacWrite Pro, MacWrite II, WordPerfect, LetterPerfect, , GWrite, WriteNow, WriterPlus, WindWord, MS Word sans oublier RagTime, ClarisWorks, Works, etc.
Hop, rapide prise en main…
Découverte
Premier soulagement dès le lancement, l’interface s’est assagie et l’ensemble aisé à prendre en main. Du coup, j’ai eu quelques doutes sur ce qui pouvait manquer et j’ai rapidement retrouvé l’une des spécificités de Nisus , c’est-à-dire ses macros comme ses presse-papiers multiples (pourquoi n’en proposer qu’un…!) etc.
Pour information, j’ai créé quelques macros dans ce test, juste en regardant comment elles se présentent en affichant leur code (enfoncez la touche Commande tout en sélectionnant la macro à ouvrir) puis en adaptant selon mes besoins.
Attention également à ne pas confondre Nisus Writer Express et Nisus Writer , les rapports de prix ne sont pas les mêmes !
Hormis une règle affichée au dessus du fichier ouvert, l’interface propose de déployer sur le côté droit (par défaut) un onglet à tiroirs multiples (tools) qui peut être masqué selon votre humeur… En fait, dans cet onglet, l’utilisateur dispose de quatre groupes qu’il peut réorganiser à sa guise : dans chaque groupe se trouve un panel d’options, avec parfois la même option dans deux groupes différents. C’est simple et diablement efficace… Du coup, on navigue très vite dedans sans s’interroger.
Styles
La gestion des styles déroute quelque peu quand on est habitué à la compacité de ceux de FrameMaker ou de InDesign. Encore une fois, il ne faut pas oublier que Nisus Writer Express est prévu pour saisir du texte, pas pour concurrencer XPress ou autre !
Cela commence dans les préférences : il faut choisir une typo de référence qui sera de facto toujours utilisée à la création d’un nouveau document. Ensuite, dans le document lui-même, cette typo servira pour le style “normal”. Après, c’est simplissime car au-dessus de la feuille de saisie, dans la règle, se trouve un pop-up qui vous propose d’afficher le document texte en version brouillon (c’est-à-dire sans marges), en version stylée avec mise en pages (marges) et une item styles.
En choisissant cette dernière, ce sont tous les styles présents qui s’affichent en lieu et place de votre texte. Remarquez que vous pouvez afficher tous les styles ou n’afficher qu’un ensemble : paragraphes, caractères et notes.
Bon, c’est pas très esthétique, c’est même assez encombrant mais le mode opératoire est évident : vous sélectionnez le style à modifier puis vous sélectionnez dans l’onglet latéral les options que vous souhaitez lui attribuer. Pas de validation : vous changez un attribut, c’est actif… Troublant au départ mais rapide.
Les options disponibles sont rustiques et minimales : pas de césure réglée (quel est l’algorithme utilisé ? Mystère…), pas d’interlettrage, de gestion d’approche… Du coup, certaines mises en pages étroites seront bourrées de cheminées…
L’application des styles ensuite sur une sélection de texte peut être effectué de diverses manières, la plus agréable est d’utiliser les deux icônes dédiées en bas de la feuille du document. Ou des équivalents claviers définis à votre goût.
Des styles préexistent, paragraphes, caractères comme notes… Il sera toujours temps de les redéfinir à l’usage…
Marges et colonnes
Côté définition des marges et entêtes, tout peut se faire à la souris… Vous avez besoin d’une entête, un clic dans la zone souhaitée et hop, vous éditez… la place occupée par cette entête est trop importante, hop, tout se gère par de simples cliqués glissés… Pas très précis mais intuitif et facile à mettre en œuvre. Heureusement, tout ceci peut être défini par l’option “Margins” du groupe Sections…
Et dans ce groupe, un mode “colonnes”. Du coup, pas très compliqué de basculer son document en deux ou trois colonnes et même d’insérer automatiquement un filet dans la gouttière… Le “plus” est de pouvoir spécifier une colonne de gauche plus petite que celle de droite, par exemple…!
Sur ce plan j’ai eu parfois l’impression de me retrouver dans feu WriteNow, mais sans le bruit simulé de la machine à écrire.
Les tableaux
Bonne surprise aussi même si rien n’est ultra sophistiqué. On en arrive à redécouvrir que ce qui est important, ce sont les quelques fonctions essentielles… Créer un tableau est un jeu d’enfant, ajouter ou retrancher des cellules idem. La fusion de cellules est disponibles et on peux ajouter sur une sélection des grisés en arrière plan. la gestion des filets est basique, efficace. Le texte est trop collé au filets haut et bas, définissez une valeur de padding et hop… Une image dans une cellule, pas de problème.
Vous souhaitez plus de fonctionnalités, alors vous vous êtes simplement trompé de produit, passez sous FrameMaker ou sous InDesign… ou Word.
En saisie
En cours de saisie, vous pouvez stabiloter un morceau de texte en diverses couleurs ! Sympa… Ces soulignements colorés seront d’ailleurs intégrés dans les fichiers .pdf issus de Nisus Writer Express.
Nisus enregistre une copie de sauvegarde au rythme que vous souhaiter… Dès lors, on est concentré sur l’essentiel, c’est-à-dire son texte. Un correcteur orthographique est proposé mais bon, je reste partisan d’utiliser ProLexis en mode presse-papiers…
L’ergonomie se plie à nos besoins, on est sous OSX donc toute la partie haute des règles peut être modifiée, réduite à un jeu d’icônes… ce qui permet d’avoir le strict minimum. J’ai apprécié cet aspect minimaliste proche de TextEdit. Juste de quoi capitaliser une sélection, insérer une note (de pied de page ou de fin de document), indenter son texte, gérer des sections…
En conclusion
Nisus Writer Express reste un produit étonnant et astucieux. Revers de la médaille, pas assez précis pour ceux qui souhaitent faire de la mise en pages, ne débordant pas de fonctions toutes plus folles les unes que les autres mais très agréable pour ceux qui ont besoin de travailler leur texte…
L’interface est efficace même si je regrette celle de la gestion styles trop laborieuse. N’attendez pas de Nisus Write un glossaire, des références croisées mais simplement un bon outil de texte… avec une recherche remplacement efficace.
Bref, un bon outil de traitement de texte mais limité à cet usage.
Moins de $60 sur internet… contre les $80 de Nisus Classic.
Attention : si Nisus Writer Express ouvre des fichiers .doc produits par Word sans difficulté et fort rapidement, par contre, les croquis réalisés dans Word ne s’afficheront pas, qu’on se le dise…
Bugs de jeunesse ? Nisus Writer Express ne supporte pas que l’on mélange notes de bas de page et notes de fin de fichier en mode colonnes : pof, la roue de la mort se déclenche ! Bref, il faut choisir entre l’un ou l’autre, ce qui me semble normal mais qui n’a pas été verrouillé par les développeurs…! Les macros de Nisus Writer Express sont comprises sur ma machine pour des documents Adobe Golive CS… étrange !
NB : l’application pèse tout de même 23 Mo contre 360 Ko pour WriteNow et 5,5 Mo pour Word 5.1 en 1993…