Merci à Sylvain et à Paul qui m’ont écrit hier pour me rappeler l’existence de Notes Plus ⚑ (6,99 €) sur iPad et de son module de reconnaissance d’écriture …dès lors qu’elle est saisie sur cette même application avec son outil plume.
Je connais Notes Plus pratiquement depuis sa toute première version et je l’avais abandonné (…de rage !) en juillet 2011 tant ça foirait de toutes parts. Mon avis est toujours lisible sur iTunes et n’a pas changé.
Bref, j’ai testé cette application qui a bien évoluée mais je l’ai dégagée au bout de 20 minutes.
Explications !!
Si la reconnaissance de l’écriture manuscrite est possible (si, si, parfois ça marche…!), le souci est triple :
- pas question d’écrire aussi souplement et décontracté que sous NoteShelf ⚑ (7,99 €) (également limité au iPad). Notes Plus rame sur un iPad Air 2 et il faut une patience d’ange pour écrire une ligne là où j’en écris habituellement trois.
- Si je vais trop vite, non seulement ma calligraphie est immonde — comprendre qu’elle n’a pas le moelleux (sic !), le rendu de NoteShelf (…ça compte, nom de Zeus) — mais Notes Plus décroche trop sans prévenir. Une fois, ça va ; trois fois, ça me crispe…!
- Ensuite (certes, c’est mon problème !), l’OCR fonctionne convenablement avec une écriture ronde et scolaire (…pas de jugement de valeur dans ce terme, juste un constat), à l’opposé de la mienne plus, heuuuu, graphique (…qui a murmuré illisible !?). C’est assez logique car Notes Plus réalise un tracé sous forme de vecteurs (et c’est aussi pour cela que l’on peut barrer un mot pour l’effacer).
Certes, si un jour, si Urbanbike me rapporte un peu d’argent (ahahahaha !), je m’offrirais un iPad Pro ;-) avec le stylet de course de Apple et je pourrais tester à nouveau ce produit dans des conditions plus favorables.
Ou pas.
Reconnaître des lettres écrites naguère…
Bref, je rêve d’un vrai OCR à calligraphie capable de comprendre et restituer en texte pur comme la correspondance d’un Alexandre Marchand à son ami François.
Relire sur urbanbike pour comprendre notre serpent de mer, ce billet sur Un train en Afrique | Le livre | Hugues Fontaine

Des lettres écrites autour de 1900…

Et j’en ai un paquet à traiter pour commencer…
Note de fin : Hugues, Yvon et moi nous sommes rencontrés via mon compte sur Fotopedia (site désormais fermé, snif…!) et autour des plaques verres sur l’Abyssinie réalisées par Alexandre Marchand. Et, depuis… Mais ceci est une autre histoire…!
Depuis des semaines, je reprends plaisir à écrire. Je n’évoque pas la rédaction des billets mais bien l’action de calligraphier. Écrire à la main, quoi.
Il me semble que ma pensée reste plus fluide quand je tiens un stylet et que ma main trace les lettres (ou les signes) sur un support.
Et tout ceci sans interruptions : moins de fautes en calligraphiant car mes gros doigts ne heurtent pas par mégarde la touche contiguë à celle souhaitée sur là clavier (sic !), le correcteur automatique n’interprète pas alors le mot que je suis en train de saisir par erreur (re sic…!), les cases prédictives ne me proposent pas — du coup…! — trois options en se basant sur ces erreurs, etc.
Toutes ces interactions intelligentes qui s’enchaînent ajoutent du bruit au fil ténu de ma pensée qui, souvent, s’évapore aussi sec…!
Et puis, quand j’écris à la main, je n’ai pas à me souvenir des touches sur lesquelles agir pour appeler tel signe, je le dessine et c’est tout. Naaa…

Vive le clavier et les cases prédictives…
Certes, je suis émerveillé par ces trois cases prédictives au dessus de mon clavier sous iOS, j’apprécie que le correcteur insère les accents aux bons endroits sur un mot que je saisis imparfaitement en tapotant. Et puis, j’aime utiliser TextExpander au quotidien pour m’éviter de saisir n fois les expressions les plus courantes et les noms des applications.
La dictée, pourquoi pas…
J’ai eu grand plaisir à essayer, pendant un long moment, le mode dictée, pensant enfin toucher le graal… Mais il me faut être seul et disposer d’une connexion internet. Au final, beaucoup de redites dans ce qui est transcrit sans oublier une phase de corrections pas piquée des hannetons ! Bref, j’ai espacé l’usage jusqu’à ne plus y recourir pour le moment.
Écriture manuscrite et reconnaissance
J’ai même pris du temps à revisiter WritePad, joué le jeu de la reconnaissance de mon écriture avec bien des déboires vu que j’écris mal. Et que j’ajoute en règle générale les accents dans un mot après l’avoir formé, et non lettre par lettre.
Comme écrire, c’est dessiner, cela me semble naturel. Mais pas franchement au goût du dispositif de reconnaissance de cette application qui veut identifier de suite les lettres pour me proposer une série de mots acceptables.
Dans tous les cas de figure, celui de la validation des propositions (ou non), voire de la correction des non sens proposés. Et, au final, une évidente perte de temps, un relâchement de l’attention du à ces micros interruption. Voire une coupure radicale des idées qui m’arrivent.
— Ben alors ?
J’ai poubellisé nombre d’applications de prises de notes manuscrites depuis les débuts de l’iPad. La seule qui reste active sur mon Air 2 reste Noteshelf. Je l’emploie désormais avec un stylet Wacom à pointe caoutchouc dur (…perdu pas mal de temps avec les pointes plus molles avant de découvrir qu’il existait une version plus ferme).
J’ai désormais une bonne martingale (…enfin, je suis en train de la tester mais, dans l’enthousiasme, j’y crois fermement) car, en calligraphiant sur n’importe quel support, pas de surprise à la relecture de découvrir que tel mot a été substitué par tel autre.
Bien entendu ce n’est pas ce qu’il y a de plus rapide mais, en amont, je n’ai pas trouvé mieux pour accoucher mes idées, conceptualiser un sentiment, une impression.
Au final, plus d’interruptions par l’intrusion d’erreurs de saisie, de maladresses. Ou par le fait du correcteur orthographique automatique qui ne connaît pas tel ou tel terme spécialisé.
Même mon écriture s’est améliorée (on ne glousse pas à la vue des copies d’écran…!), mon poignet a retrouvé de la souplesse et de la précision que j’emploie aussi en crobardant (mot inconnu de mon correcteur) car, au risque de me répéter, écrire est avant tout dessiner.
Pour finir…
Pour mémoire, j’utilise Noteshelf ⚑ (7,99 €) sur mon iPad (cf. Les copies d’écran), les développeurs ne me paient pas pour en parler…!

Ou je couche le tout sur un simple carnet de feuilles en vrai papier tiré d’arbres, des dos d’enveloppes reçues avec, en général, un Grip Plus qui est sagement posé sur mon bureau…
J’exporte mes pages — rarement — au format PDF, mes carnets de notes restant tranquillement dans l’application vu, qu’une fois cet exercice de calligraphie réalisé, je lance Drafts 4 pour saisir au clavier les idées dégagées et désormais bien en place. Et, si je perds le fil, il me suffit de relire mes notes calligraphiées, CQFD.
Du coup, et c’est bien ma conclusion (…enfin, c’est pas trop tôt !), je rêve — à nouveau — d’une application capable de procéder à une sorte d’OCR de mes pages calligraphiées et de m’exporter le résultat dans un traitement de texte Markdown. C’est pas compliqué, non…?!
À suivre.
Faudra que je fasse un parallèle avec la marche un de ces quatre…
Attention, je vais utiliser abondamment le je …justement…! Et comme c’est l’heure pour de nombreux sites causant Apple de faire des pronostics, mes trois lecteurs s’amuseront des miennes. Ou pas…
Un regret, un…!
La disparition de l’agrégateur Zite au profit de Flipboard qui avait racheté cet excellent service avant de le débrancher ce mois ci. Pour une fois qu’il y avait un produit astucieux et pratique.
Désormais, c’est Reeder 3 ⚑ (4,99 €) que j’utilise avec nettement moins de surprises à l’arrivée vu qu’il ne me remonte que les fils RSS auxquels je suis abonné alors que Zite chercherait partout en prenant en compte mes mots clés et centres d’intérêt.
Je ne présage de rien, quoi que, mais je crains de devoir me séparer de Bamboo Paper ainsi que de Paper, deux applications forts jolies mais qui souhaitent me faire rentrer dans leur cloud. Bref, j’opte pour Noteshelf ⚑ (7,99 €) — qui ne me demande rien — et qui va me permettre de réduire ma bibliothèque d’applications.
Je veux bien accessoirement d’un service de cloud dédié et hors de DropBox, iCloud ou Box si cela a un réel intérêt. Mais à condition de pouvoir exporter mes données hors de ce cloud privé à tout moment et les effacer.
Prédictions ?
Aucune. Tout est annoncé depuis des mois…!
- Je suis en attente de la version iPhone de Ulysses ⚑ (9,99 €), ça c’est clair. Je suis ravi de Ulysses pour Mac et Ulysses pour iPad pour mes projets. Vu la qualité de la beta sous iPhone, c’est bien avancé.
- J’attends une version de Editorial ⚑ (9,99 €) mais sans précipitation, la version actuelle fonctionne fort bien et Ole a l’habitude de prendre son temps.
- Drafts 4 ⚑ (9,99 €) me donne toujours satisfaction, le premier jet de ce billet est écrit avec cet outils de prise de notes comme à mon habitude.
- J’attends bien entendu la nouvelle version de Day One ⚑ (4,99 €).
- Eventuellement, une version iOS de Slugline ⚑ (39,99 €) serait un plus mais Editorial supportant le format Fountain…
- ThinkBook n’est pas oublié sur mon écran principal sous iPhone mais son usage est souvent limité à des besoins triviaux et quotidiens…
Bref, tous les outils d’écriture pour mes trois flux sont mis à jour et efficaces, même l’excellent Byword tout comme TextExpander. Que demander de plus…?
Écrans ?
Bien entendu, j’aimerais mettre les doigts sur un iPad Pro. Je verrais cela en janvier… La bonne surprise de fin d’année est ce iPhone 6s+ avec qui je fais désormais équipe.
Aucun regret dans l’investissement de la coque de protection qui m’a évité de perdre mes derniers cheveux lors d’une chute sur un trottoir.
Plus besoin d’emporter l’iPad, ce iPhone grand format répond à mes besoins avec une autonomie agréable quand je suis dans les transports en commun ou en attente de ma petite princesse. Et puis l’arrivée de Ulysses (je radote…!) m’éclate, les premiers essais sont enthousiasmants : retrouver tous mes projets au longs cours, pffffff, bluffant.
Allez, pour des prédictions sérieuses, lisez des sites internet sérieux, pas urbanbike…!
