Réservant un appartement hôtel pour une nuit et, bien que passant par un grand opérateur de réservation (celui en ing !), surprise de recevoir un message instantané (très bien rédigé) après validation par carte de crédit nous demandant explicitement de laisser en sus sur un opérateur tiers une seconde empreinte bancaire à titre de caution.
Dans les 30 secondes qui ont suivi, je réponds à ce message pour demander une explication. Depuis avril 2014, nous utilisons cette centrale de réservation et pas souvenir d’une telle demande…
Quelques heures plus tard, un coup de fil sympa du propriétaire du gite et, je le reconnais, je me range vite à ses arguments.
Tout d’abord ce couple de propriétaires ne loue pas exclusivement par le biais de ing et a automatisé la réponse pour toutes les centrales qu’ils utilisent, CQFD.
Les surprises sont des deux côtés…
Régler par avance son hébergement ne couvre pas tous les problèmes qui peuvent advenir dans un appartement.
Entre les fumeurs invétérés qui se foutent (et contre-foutent) des notifications à ne pas le faire ; les soirées festives qui partent en live (un appartement hôtel, c’est plusieurs couchages, une cuisine, etc.), les mauvaises surprises ne sont pas exclusivement réservées aux gens de passage.
S’il nous arrivent de nous battre avec une pomme de douche ou de supporter un très mauvais matelas, c’est oublier la part de désagréments destinés aux seuls loueurs…!
Ces derniers s’exposent — dans le cas de cette location, en n’étant pas présents sur place, point que je souligne — à se retrouver, le lendemain matin, face à un appartement dévasté par les clients. Ou, pire, réveillé par un appel de police pour tapage nocturne !
Bref, je comprends cette demande de caution qui a un second avantage, celle de repousser, écarter d’emblée une grande part d’indésirables.
Cette demande de caution a donc un premier objectif : couvrir en partie les possibles dégradations opérés par ces goujats.
Avec un huissier réactif, c’est assez simple de faire constater l’état du saccage et, dès lors, de bloquer le montant de la dite caution.
Je n’étais pas contre l’idée mais ne connaissant pas le service de beds24.com, c’est — paradoxalement — ce site qui m’a soucié ! Laisser l’empreinte de ma carte de crédit (même sécurisée par ma banque) me laisse toujours perplexe, méfiant !
Néanmoins, les explications apportées par ce couple de propriétaires au téléphone me semblent utiles à rappeler pour m’éviter de sursauter la prochaine fois !
Bon, après notre long échange, je n’ai pas eu besoin d’activer la caution mais cela m’a donné l’énergie pour rédiger dans la foulée un premier jet de ce billet que j’ai révisé une journée après…
À suivre…
Rien à voir (enfin, si… à voir !!) : un splendide documentaire sur la Casa Batllo réalisée par Gaudi sur ARTE

Vivre en copropriété, c’est compliqué !
Au gré des années, ma petite tribu a intégrée des lieux différents avec une constante, le voisinage !
En pavillon, naguère…
les week-end festifs avec soirées musicales qui se finissent aux aurores ; des fumées de barbecues aux grilles jamais nettoyées ; les tontes matinales motorisées ; l’essai (réussi) d’une reconstitution d’éruption volcanique avec fumées et déchets végétaux se déposant délicatement dans les jardins alentours !
En collectif, c’est un peu différent…
Le gamin maladroit qui fait rebondir des billes avant les douze coups de minuit ; le locataire qui monte sa cuisine (et en profite pour tester l’étanchéité du plancher) ; les discussions de vive voix dans la cage d’escalier (avec légitimes protestations criées des bambins).
Voire les remontées des effluves culinaires via les ventilations des pièces humides.
J’en discutais avec quelques oligarques désormais honteusement pourchassés : les seuls endroits où l’on est tranquille sont les îles privées (mais le niveau des océans monte… fichtre !) ou un yacht (avec le risque, désormais, qu’il soit saisi…).
Paradoxalement, ce sont des inconvénients marginaux. D’autant que nos voisins supportent quelques échauffements vocaux ou de courts concerts impromptus à base de Satie, Bach, Chopin…

Les véritables nuisances sont ailleurs
Les réelles nuisances sont l’autoroute proche (…en fonction du vent — ici, ça peut être violent également — et du couvert végétal), le passage du train sous les fenêtres.
Ou l’aire qui sert de résidence aux cirques de passage.
Le reste est liée à l’activité, à la circulation urbaine et à la pollution.
Ceci s’oublie avec la Sainte-Victoire au loin, les collines boisées, le chant des oiseaux dès cinq heures du matin.
Le seul truc qui me crispe est l’arrivée d’une odeur de fumée de cigarette quand on essaye de capter un peu d’air frais le soir, la clope consumée sur un balcons et qui remonte et s’invite sournoisement…!
Un bon équilibre au final
Paradoxalement, cette nouvelle expérience collective (…les précédentes en région parisienne) se déroule bien : des voisins discrets, aimables qui s’amusent de notre propension à éviter l’ascenseur.
La fin du cycle universitaire va nous conduire vers d’autres contrées.
Pour l’heure, une autre nuisance se fait jour, celle des températures élevées en ce mois de mai explosant les records de chaleur.
Climatiser les logements n’est pas une solution, une isolation extérieure serait à envisager… tant pour les périodes fraîches que pour les canicules.

Je me réveille tôt pour profiter de la fraicheur, écrire et déjeuner avant de tout fermer, volets comme fenêtres…
Bref…!
L’une de mes relations sur Mastodon a lancé, il y une grosse semaine, un sondage auprès des copains sur la pratique hebdomadaire d’une activité sportive.
En résumé, combien d’heures de sport faites-vous chaque semaine…?
J’étais un peu décontenancé — je ne fais plus de sport à proprement parler depuis les années de pension — quand un intervenant a évoqué sa pratique quotidienne de la marche pour se rendre au boulot.
Et posé la question : est-ce du sport ?!
Je me suis permis d’intervenir car je partage à 200 % le sentiment qu’une pratique régulière de la marche, sans tenue fluo ni chaussures bicolores, est bien un exercice sportif…!
Comme nous sommes définitivement dans un univers où l’image est plus importante que l’action, je pose une seconde question ici, un brin provocateur :
est-ce qu’enfiler un jogging, une tenue iconique d’une quelconque activité sportive nous transforme en sportif ?!
Si oui, cela explique pourquoi je croise autant de gens habillés avec des tenues à bandes multiples ou arborant d’énormes numéros floqués qui, manifestement, débutent.
Ou sont restés trop longtemps à la buvette…
Revêtir une tenue de mousquetaire quand nous étions enfants ne faisait pas de chacun d’entre nous un membre des gardes royales !
Mais dans nos têtes, oui !
J’avoue ne pas avoir d’équipement sportif.
J’ai des chaussures, des vêtements qui me conviennent. Mes meindl ne font pas de moi un randonneur, ma veste NorthFace un alpiniste, mes t-shirts achetés chez décathlon sont sobres et unis.
Mon grand sac-à-dos me sert à voyager mais surtout à faire… le marché : 70 litres ne sont pas de trop pour trimbaler légumes, fruits, denrées périssables dans une glacière, salades !
Bref, tant dans feu ma vie professionnelle que maintenant, je constate que nous avons tous les jours des tas d’opportunités de faire de l’exercice mais de manière naturelle. Voire utile (faire le marché est… indispensable).
Quand je livrais des ramettes de papier aux clients, je faisais du sport (seul regret, ne pas avoir compris de suite à bien porter ces pesants colis). Egalement quand je pédalais dans Paris pour me rendre à un rendez-vous.
Quand je croise les copains installant leurs stands sur les marchés de #BelleÎleLand ou en action dans leur activités de jardiniers, marins ou maçons, il me semble que leurs corps sont sollicités (j’en connais deux qui s’entrainent en plus le week-end pour des trails).

Bref, mes 10188 pas quotidiens en moyenne sur un an (chiffre fourni par mon iPhone) ou le mois en cours confirment ce que je pressentais : je bouge suffisamment pour un vieillard…

À suivre !