Non, il n’y a pas de faute dans le titre… MétaVert en lieu et place de métavers, explications dans ce billet décousu…!
Je démarrais une nouvelle série de mes… Paul-Eu-Gazette et, en parcourant mes fils RSS, je tombe sur ceci :
Facebook, Microsoft ou encore le studio de jeux vidéo Epic Games ont annoncé vouloir développer des métavers, des univers virtuels très élaborés, évoluant indépendamment de chaque utilisateur. Mais dont le contour exact reste à imaginer. | Métavers : le fantasme d’un monde virtuel parallèle - Sciences et Avenir
Vous avez bien lu : « Mais dont le contour exact reste à imaginer »… Pffffff…!
Je ne sais si c’est l’effet de la troisième dose qui booste mes derniers neurones mais ces annonces me sidèrent…
Bon sang, commencez par lever vos fesses, enfilez de bonnes chaussures et sortez vous balader en ville ou à la campagne, tous vos sens aux aguets.
La réalité augmentée, c’est quand le froid et le pluie s’invitent…!!
MétaVert : le réel à la chlorophylle…
Ce futur univers numérique à forte consommation de ressources énergétiques, prolifération de nouveaux périphériques qui seront démodés l’année suivante commence à me les briser menu.
Suite à l’annonce de Zuck, j’avais écrit urbanbike | Sous mes méta-averses…, billet d’humeur depuis mon île entre deux tempêtes…!
Lire en priorité le billet d’Olivier Ertzscheid, affordance.info: Méta. Et les GAFAM dirent MAMAA. …
Un mois plus tard, et une fois sur le continent, le Métavers m’apparait toujours comme une incroyable déconnexion de la nature !
Nature qui reste accessible gratuitement et sans accessoires (…enfin, avec une bonne polaire présentement…!).
Je n’arrive pas à comprendre (ok, je suis vieux…) pourquoi ce serait nettement plus excitant de se balader dans sa piaule avec un casque immersif au lieu de…
- gambader sur les falaises de #BelleÎleLand (…avec des rafales — non calculées par de l’IA — pour nous font dévier de notre trajectoire sur un sentier traitreusement tapissé de vrais cailloux casse-gueule).
- galoper au pied de la Sainte-Victoire avec force dénivelés et toujours des p’tains de cailloux — les cousins des précédents — prêts à nous recevoir de manière tranchante au moindre faux pas…!
Copie numérique ou original ?
Qu’est-ce qui pousse certaines individus à singer la réalité qui est à leur portée (je me répète, ouvrez la porte…!)
Qui sait si, à force de vivre devant des écrans, se faire livrer des pizzas et boissons énergisantes par des esclaves en vélo, ces personnes perdent peu à peu le lien avec le monde dans lequel nous vivons (…nous qui n’avons pas la 5G à tous les étages…).
Je ne leur jette pas la pierre (quoi que…!) : ils évoluent dans un monde où les tiers-lieux semblent inexistants (…naaan, la table de ping-pong n’est pas un tiers-lieu…) ; où marcher dans une rue est soit suspect, soit dangereux ; où la peur des communautés est entretenue ; où il faut effectuer quelques bornes en bagnole pour se retrouver dans une nature réinventée, artificialisée, disneylisée…
Et payante, CQFD.
Pour autant, je serais curieux d’essayer, un de ces quatre, des lunettes (…adaptées à ma vue fatiguée) disposant de l’affichage minimaliste de quelques informations que j’aurais préalablement sélectionnées (une carte pour me localiser) et non un tombereau de sollicitations publicitaires…
Pour l’heure, mon iPhone s’acquitte fort bien de cette mission mais ramassé dans un verre de mes lunettes, ce serait captivant…
Manifestement, nous ne sommes pas sur le même fuseau horaire, nous ne partageons pas la même culture.
Je cite à nouveau cet article provocateur de Courrier International, Quelle chance d’être européen !.
Car ai-je envie de partager les fantasmes de ceux qui n’ont aucune idée de notre quotidien, cherchent à nous vendre une vision numérique d’un univers assez rudimentaire ?!
Au moment où j’écris ces lignes, je pense à ma petite tribu partie prendre l’air le long de l’Arc, petite rivière qui court en contrebas de l’autoroute qui longe le sud d’Aix-en-Provence bordée de chemins…

On s’y rend à pied, il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure comme le chantait Brassens l’année de ma naissance.

Des dizaines de personnes de toutes générations s’y baladent sans flingues(!!), s’y croisent, font du jogging, du vélo.
Ces chemins ne sont pas artificialisés (parfois ce serait nécessaire…!), proposent des bifurcations vers les collines environnantes, vers des espaces aménagés (ou pas…!), des endroits où les familles et les mômes se rassemblent pour jouer.
Pas de police, juste des gamins qui se marrent, des chiens qui tirent leurs maîtres au bout de leur laisse, des gens qui flânent…!
Le tout dans une nature sauvage, gratuite …avec de vraies feuilles qui tombent des arbres…!
Si l’on souhaite entreprendre des chemins de randonnée plus longs, il suffit d’attendre le bus ou d’emprunter en voiture les routes qui permettent d’accéder à l’un des nombreux parkings autour de la Sainte-Victoire à huit ou douze kilomètres de la ville.
Des hordes de randonneurs équipés (ou non…) de bâtons nordiques s’y risquent, des cyclistes transpirent dans les pentes, des groupes de gamins herborisent avec leurs enseignants.
Tout ce monde se salue, s’interpelle.
Est-ce que le casque immersif rendra compte des odeurs du romarin en fleur ? Du souffle du vent ? De bruit de nos pas lourds dans la pente, voire des brèves glissades quand le sol se défile ?!
Du passage des averses qui transforment certaines portions en miroirs de boue…?

Quid des rencontres bien réelles, des échanges pour identifier la flore (…ici, des fleurs de Globulaire…) ;

Quid du vert épatant d’unPolypode du sud ;

Quid de la beauté délicate des fruits de la Clématite odorante ?

Ou de ceux, oranges ou rouges, de l’Arbousier…?

Bref, le monde virtuel que vous souhaitez me vendre ne m’intéresse pas…
Je sais comment cela va se conclure car nous sommes dans une période où l’absence de nuances prédomine… « OK boomer…! »
J’assume…
Tout comme j’assume de ne pas répondre au téléphone ou à un SMS quand je me balade dans la nature, dans mon… MétaVert…!
Quelques billets éclectiques que j’ai mis de coté en cours de lecture…
L’élection à la tête d’Interpol d’un Emirati accusé de torture est source d’embarras pour la France
Sayed Ahmed Alwadaei, le directeur du Bahrain Institute for Rights and Democracy (BIRD) estime que « nommer Al-Raisi président [d’Interpol] malgré son implication dans l’emprisonnement illégal d’opposants émiratis dans des conditions épouvantables envoie un message dangereux. Plus personne ne sera à l’abri d’Interpol et des régimes dictatoriaux. » « Triste jour pour les droits de l’homme », a abondé Hiba Zayadin, chercheuse sur le Golfe pour l’ONG Human Rights Watch, qui a déploré l’élection du « représentant du gouvernement sans doute le plus autoritaire du Golfe ».

« Que les adolescents d’aujourd’hui se laissent toucher par la différence me bouleverse » - Le Point
Savaient-ils que votre roman est partiellement autobiographique ?
Bien sûr, la part de vécu personnel dans mon roman figurait en bonne place parmi les questions très fines et originales qu’ils m’ont posées. Ils savaient que je leur parlais de ma vie, et cela renforce l’intensité de mon émoi. Après avoir appris la nouvelle par téléphone, j’ai enfourché mon vélo et pédalé jusqu’aux bureaux de mon éditeur en pleurant à chaudes larmes. S’adapter raconte aussi l’histoire de jeunes adolescents des années 1980 et 1990 qui souffrent d’être esseulés à cause de la différence qui frappe leur famille. Et voilà que, en 2021, des adolescents arrivent et les élisent. Aujourd’hui, des lycéens offrent leur amitié à ceux qui en ont tant manqué. Ce mouvement de balancier me crève le cœur.
Pénurie de munitions aux États-Unis : les armuriers n’arrivent pas à suivre la demande
Remington a pu se permettre d’augmenter ses prix sept fois de suite et peine toujours à satisfaire la demande. “L’entreprise a en attente plusieurs milliards de dollars de commandes à honorer. À en croire les armuriers consultés par la National Shooting Sports Foundation (NSSF), un syndicat professionnel du secteur, ils auraient pu vendre trois fois plus de munitions au premier semestre 2021 si l’offre avait suivi.” Les revenus de Winchester ont quant à eux doublé sur le dernier trimestre par rapport à la même période l’année dernière.

Thanksgiving, ce mythe que les Amérindiens veulent déboulonner
Linda Coombs, wampanoag aquinnah et historienne tribale, estime que Thanksgiving véhicule une image “qui nous fait passer pour des imbéciles et qui promeut l’idée que les Pèlerins nous ont donné une vie meilleure parce qu’ils nous étaient supérieurs”. Mère Ours, dont le nom anglais est Anita Peters, raconte aux visiteurs du musée de la tribu que, conformément à une loi du Massachusetts de 1789, quiconque apprenait à lire et à écrire à un Mashpee commettait un délit “passible de mort”. Elle décrit comment les Anglais ont chassé les Wampanoags de leurs terres et en ont converti beaucoup de force au christianisme. “Si on ne devenait pas chrétien, il fallait fuir, sous peine d’être tué.”
Les terres wampanoags, jusque-là communautaires, ont fini par être divisées, chaque famille se voyant attribuer 25 hectares, et un système de taxes a été mis en place – la propriété et la fiscalité étant deux notions contraires à la culture wampanoag. Bien plus tard, comme d’autres tribus, leurs enfants des Wampanoags ont été envoyés dans des pensionnats, où on leur a ordonné de couper leurs longs cheveux, de renoncer à leurs “usages indiens” et de cesser de parler leur langue natale. Paula Peters ajoute qu’au moins deux membres de sa famille ont été inscrits à l’école indienne de Carlisle, en Pennsylvanie, premier pensionnat pour enfants amérindiens géré par le gouvernement, en 1879.
Au Chili, l’explosion d’un objet extraterrestre aurait vitrifié le sol - Sciences et Avenir
Tordus, pliés en différents endroits voire complètement entortillés sur eux-mêmes, ces étranges morceaux de verre sont de couleur foncée – tirant parfois sur le vert – et mesurent jusqu’à 50 centimètres de diamètre. Ils jonchent le sol près de la ville de Pica, dans le désert d’Atacama au nord du Chili. Sur cinq sites distincts, mais quasiment alignés, formant un corridor de 75 kilomètres de long. Depuis sa découverte en 2012, ce fatras de roches vitrifiées intrigue les géologues. Plusieurs hypothèses ont été avancées afin d’expliquer leur présence. Mais une équipe de chercheurs américains et chiliens pense avoir enfin la réponse : ce chaos a été provoqué par l’explosion d’une comète juste au-dessus du sol il y a environ 12 000 ans.

Civita di Bagnoregio, la città che muore tra spopolamento e troppo turismo
La storia millenaria di questo borgo insegna che una vita saldamente ancorata alla terra, in ascolto e condivisione con i fattori ambientali e geografici può aiutare a disegnare il suo futuro. Occorre che anche gli amministratori non solo locali sentano come il borgo laziale sia uno dei tanti esempi di quel bisogno di politiche di connessione tra territori capaci di contrastare il depopolamento e gli effetti dei sempre più evidenti cambiamenti climatici.
Il volume di Giovanni Attili ci insegna di come sia necessario e urgente un radicale cambio di visione nella direzione di nuove alleanze tra abitanti e territori fondate sulla valorizzazione delle interdipendenze e il riconoscimento delle differenze che il consumo turistico tende ad appiattire con il suo abbraccio mortale.
Joséphine Baker, les mille vies du Phénix
Mais les premières alertes ne tardent pas. Les Milandes, version Joséphine, sont un gouffre. Jo Bouillon est impuissant à contenir l’ardeur adoptive et les dépenses de sa femme. En 1962, il jette l’éponge. Les époux se séparent sans jamais divorcer. Jo part à Buenos Aires et le domaine file à sa perte. Joséphine enchaîne les « tournées d’adieu » pour tenter de combler le trou mais n’y parviendra jamais. Sa trop grande générosité fait les affaires d’aigrefins et de coquins qui la dépouillent en douce. « C’était un cœur d’or, plein de vitalité. Elle savait emballer les foules mais pas tenir un budget », soupire Yvonne Ladignac, l’une de ses amies, centenaire. Les dettes s’accumulent et précipitent la fin du rêve.

Une résistante de la première heure
Le commandant Abtey témoigne : « Habituée à ne point traîner aussitôt prise une décision, habituée à se soumettre aux exigences parfois dures que demande l’exécution rapide d’un projet, ne reculant jamais pour peu qu’il se présente une chance de réussite aussi minime soit-elle. » Quinze mille kilomètres en Jeep, sous des chaleurs écrasantes et de sérieux épisodes de froid, ponctués d’accidents et de drames et jamais une plainte.
Le locataire peut-il librement héberger un tiers dans le logement loué ?
franceinfo : Le locataire peut-il héberger un proche sans demander l’aval du propriétaire ? On imagine que oui…
Charlie Cailloux (conseiller juridiques pour le site immobilier PAP.fr) : Oui, le locataire est souverain chez lui, c’est son domicile, sa vie privée, et il peut donc héberger qui il veut, comme il l’entend, sans que le propriétaire n’ait à y redire. Quel que soit le lien de proximité entre le locataire et l’hébergé ou la durée de l’hébergement, le propriétaire n’a rien à reprocher au locataire. Et d’ailleurs, le locataire n’a même pas à avertir le propriétaire.

Umarell — Wikipédia
Umarell (prononcé : [umaˈrɛl] ; revisitation moderne du mot en dialecte bolognais (en) umarèl [umaˈrɛːl]) est un terme populaire à Bologne décrivant spécifiquement les hommes à l’âge de la retraite, qui passent le temps à regarder les chantiers de construction, en particulier les travaux routiers, et ayant comme postures caractéristiques leurs mains jointes dans le dos et la fourniture de conseils non-sollicités concernant les travaux.
Le savoir n’est pas l’éducation dit Montaigne | argoul
La science n’est rien sans le jugement ni la vertu. Montaigne réclame une éducation de l’être tout entier plutôt que le simple enseignement des savoirs. « Nous ne travaillons qu’à remplir la mémoire, et laissons l’entendement et la conscience vides ». Ainsi voit-on des antivax suivre n’importe quel gourou qui affirme n’importe quoi plutôt que de juger par leur bon sens propre des informations fournies par des sources fiables. Les demi-savants sont pire que les ignorants car ils croient savoir alors qu’ils ne savent rien. « Ainsi nos pédants vont pillotant la science dans les livres, et ne la logent qu’au bout de leurs lèvres, pour la dégorger seulement et la mettre au vent », dit Montaigne. On pourrait croire qu’il parle d’Internet car c’est exactement ce qui s’y passe.
« On nous instruit non pour la vie mais pour l’école », persifflait Sénèque cité en latin par Montaigne. Le savoir est un instrument qui doit servir selon la vertu et le caractère, pas un maquillage qui cache le vide. « Quel dommage, si elles ne nous apprennent ni à bien penser, ni à bien faire » !
De son temps, Montaigne critique la noblesse, qui n’éprouve pas le besoin de connaître mais seulement celui de commander. Au rebours, « il ne reste que plus ordinairement, pour s’engager tout à fait à l’étude, que les gens de basse fortune qui y quêtent les moyens à vivre ». Il en est ainsi de nombre de nos fils et filles de famille qui s’en remettent à leur « classe » plutôt que d’étudier pour se former.
Les incendies dopés par la disparition des grands herbivores
A l’inverse, « nous savons bien que le bétail impose une très forte empreinte carbone, due tout à la fois au CO2 et au méthane, insiste Carla Staver, maîtresse de conférences en écologie et en biologie évolutive de Yale et coordinatrice de cette recherche. Alors il va falloir faire les calculs attentivement. Et garder en tête qu’une source d’émission peut en remplacer une autre. » Réduire le bétail pour diminuer le rejet de gaz à effet de serre ou le conserver et même le protéger pour éviter une explosion des mégafeux ? « La question est intéressante », juge tranquillement Carla Staver. Brûlante serait plus juste.

Séries sous-titrées, traducteurs sous-payés
Anna Wanders traduit de l’anglais vers l’allemand pour des sous-traitants des plateformes de streaming, parmi lesquels l’une des plus grosses agences spécialisées du monde. Elle aime ce travail qu’elle trouve à la fois créatif et stimulant, mais la rémunération est telle – parfois sous la barre du salaire minimum – que ce métier, à lui seul, ne permet pas de vivre. “C’est un super boulot, mais pas quand vous en arrivez à devoir puiser dans vos économies pour vivre. À ce stade, ce n’est plus un travail, c’est de l’exploitation.”
Art Spiegelman : « Je sais que “Maus” me poursuivra jusqu’à ma mort. Là, je veux pouvoir respirer »
Si je n’étais pas né avec un seul bon œil et une incapacité à voir en trois dimensions. Cette déficience visuelle, appelée amblyopie, a changé ma vie. D’abord parce qu’elle a fait de moi un joueur de base-ball vraiment pathétique – or le base-ball est davantage qu’un rite aux Etats-Unis, c’est ce qui fait la différence entre un chasseur et une femme qui moud du grain dans une ancienne tribu amérindienne. Ensuite parce que les bandes dessinées que je lisais me paraissaient réelles. Le fait de n’avoir qu’un seul œil valide renforce l’illusion de voir une image dessinée comme quelque chose de vivant. J’étais particulièrement attiré par ça, sans doute plus que les autres enfants.
La langue d’écriture, lieu de redéfinition de soi ?
La Japonaise Ryoko Sekiguchi, qui vit en France depuis vingt-quatre ans, a vécu cette même ligne de crête. « Une langue est comme une personne, on vit avec elle un compagnonnage de patience et d’instabilité, confie-t-elle. On peut perdre une langue, même sa langue maternelle. Une fois installée en France, plongée dans l’approfondissement du français, j’ai eu plus de difficulté à écrire en japonais. »
Au risque de se perdre soi-même, ou au contraire de se trouver ? « La langue a façonné quelque chose de moi, c’est certain », poursuit Ryoko Sekiguchi, notant avoir un état d’esprit différent dans chacune des langues. « En japonais, je suis plus discrète, j’utilise beaucoup le conditionnel, alors qu’en français je suis plus affirmée. Cela s’explique probablement par le fait que la langue maternelle porte les tabous, liés à l’enfance, à la famille. Une langue apprise, quelle qu’elle soit, apporte une libération. »
- 2021-11-28 | La langue d’écriture, lieu de redéfinition de soi ?
- urbanbike : et quand tu parlais trois langues gamin, qu’il a été indispensable d’apprendre (enfin !) à écrire et lire dans une seule, quand tu as perdu les deux autres faute de locuteurs, je ne te raconte pas…

Quelle chance d’être européen !
Le facteur malchance ne fait pas partie de l’équation. Il est infiniment pire d’être au chômage à Détroit qu’à Séville. Bien souvent, le sort des Américains qui travaillent n’est pas enviable non plus. Même si son taux horaire est supérieur à celui d’un Espagnol, l’Américain moyen a une piètre qualité de vie par comparaison. Du fait notamment de la nourriture qu’il mange et de l’obésité qu’elle engendre, de l’absence de solidarité familiale et de l’éthique protestante du travail.
Les Américains n’ont pas le droit, légalement, aux congés payés. Plus de 28 millions d’entre eux n’en ont jamais, et les autres dépendent du bon vouloir de leur employeur. La plupart reçoivent entre cinq et quinze journées libres payées par an. En Espagne, comme dans toute l’Europe, les salariés ont droit à trente jours de congés payés.
À suivre
Nb : sept clichés pris à Martigues (à l’iPhone 13 et sans retouche)…
Quelques articles qui m’ont interpellé…
En Angleterre, le fléau des eaux usées rejetées en mer : “On trempe dans la crotte”
Mais quand il tombe sur un nouveau dépotoir alors qu’il se détend sur la plage, il ne peut contenir sa colère. Parfois, quand il sort sa planche, il est assailli par une odeur écœurante. D’autres jours, quand il fait beau, un panache de pollution s’élève de l’embouchure du fleuve. “Les sociétés de traitement de l’eau prétendent essayer de filtrer les plus gros déchets, mais elles ne parviennent pas à intercepter toutes les serviettes hygiéniques ou les applicateurs de tampons, que la rivière vomit ensuite sur le littoral, accuse-t-il. Il ne leur viendrait pourtant jamais à l’idée de déverser ces trucs dans les parcs ou sur les aires de jeux.”
Il y a peu, son association a réalisé une enquête intitulée Beach Bums [“Les popotins des plages”]. “C’était assez intrusif, se souvient-il. Nous avons dû effectuer des prélèvements rectaux.” Les échantillons fournis par les surfeurs et les nageurs ont ensuite été comparés à ceux d’une population de référence. Conclusion : le système digestif des baigneurs réguliers contient trois fois plus de bactéries résistantes aux antibiotiques que la moyenne. “C’est une nouvelle menace sanitaire”, conclut Hugo Tagholm.

- quand je tombe sur des armoires de brassage ouvertes, je suis décontenancé…
« Être antimoderne n’a pas grand sens », une conversation avec Johann Chapoutot - Le Grand Continent
C’est en cela que le nazisme est, de fait, de notre temps et de notre lieu. C’est une chose sur laquelle j’insiste car on traite le nazisme, surtout médiatiquement ou publiquement, sous le prisme de l’aberration, de l’exception ou de l’anomalie. Je le comprends et c’est du reste comme cela que j’ai commencé à travailler sur le sujet, comme tout le monde. Mais lorsque nous nous penchons sur le nazisme, nous nous rendons compte que tout ce qui est dit et affirmé est d’une grande banalité. Ce qui est rêvé et planifié l’est moins cependant. Ajoutons que, géographiquement et temporellement, le nazisme n’est pas la Papouasie du XIIIe siècle ou l’Inde du XVIIe siècle mais bien l’Europe du XXème siècle. De fait, c’est notre temps et notre lieu, et il est issu de cette matrice que vous évoquiez : l’Europe capitaliste et colonialiste de la seconde moitié du XIXe siècle.
El potencial del bambú y la madera en masa para la industria de la construcción: una entrevista con Pablo van der Lugt | Plataforma Arquitectura
Como el bambú es en realidad una especie de hierba gigante; la planta está interconectada a través de las raíces y cada año brotan nuevos tallos. Después de 4-5 años, los tallos están listos para la cosecha. A medida que crecen nuevos tallos cada año, esto significa que los bosques de producción de bambú se cosechan como un cultivo agrícola; cada año se cosechan alrededor del 20-25% de los tallos maduros, lo que acelera el crecimiento de la planta madre. Esto significa que el bambú por defecto no es susceptible a la deforestación (la tala significaría que la planta muere = no hay ingresos fijos para el agricultor).
Zug-Direktverbindungen
- 2021-11-24 | Zug-Direktverbindungen
- urbanbike : super lien pour découvrir quels sont les liens ferroviaires possibles depuis une gare en Europe
Débat : Métavers, taxis volants et autres armes de destruction massive de la planète
Le raisonnement vaut pour la 8K et les métavers, que l’on pourrait décrire sur un plan conceptuel comme une variante améliorée de Second Life, univers numérique persistant mis en service en 2003. À l’époque, le spécialiste de la technologie Nicholas Carr avait fait remarquer qu’un avatar sur ce réseau consommait plus d’énergie qu’un Brésilien moyen.
Des œuvres de fiction comme Virtual Revolution (2016) esquissent un monde dans lequel les métavers absorberaient l’essentiel de nos interactions sociales, de même que les réseaux sociaux sont aujourd’hui un véhicule majeur des conversations quotidiennes.
La quantité d’information qu’il sera nécessaire de produire et de traiter est facile à anticiper, par comparaison avec ce qui existe déjà. L’entreprise informatique Cisco prévient : ces univers pourraient facilement devenir la première source de trafic sur Internet.
Il faudra beaucoup plus d’immigration à l’avenir
D’après les experts, cités par Der Spiegel, l’Allemagne aura besoin de 400 000 immigrés par an très rapidement, car les entreprises du pays manqueront de bras de façon chronique à partir de 2035, en raison du vieillissement de la population et du manque de femmes sur le marché du travail. De surcroît, l’immigration intracommunautaire, c’est-à-dire la mobilité à l’intérieur des frontières de l’Union européenne, est en baisse. Les chercheurs de l’Agence fédérale pour l’emploi (BA) tablent plutôt sur une immigration nette de 100 000 personnes par an : “À long terme, nous considérons cette valeur comme réaliste.” Avec un tel objectif, et à condition d’augmenter la présence des femmes et des seniors sur le marché du travail, la pénurie de main-d’œuvre pourrait représenter 3 millions de personnes en 2035 et 6,1 millions de personnes en 2060.
Le Struthof, camp de concentration passé sous les radars de l’histoire
Incarner la mémoire du KL Natzweiler est un défi. Or, l’enfer d’Alsace demeure peu connu, c’est un handicap supplémentaire. Même s’il fut le premier camp découvert dans l’ouest de l’Europe, le Struthof n’a pas frappé les esprits comme l’ont fait Auschwitz-Birkenau ou Treblinka, impitoyables usines de la mort. Son emplacement n’aide pas, évidemment. « Dans la région, l’abcès de l’annexion n’est pas percé, estime Robert Steegmann. La culpabilité reste présente, qu’il s’agisse du Struthof ou des “malgré nous”, ces Alsaciens enrôlés de force par le IIIe Reich. » Amnésie collective ? « C’est vrai qu’après la guerre le Struthof est devenu un objet mémoriel embarrassant, confirme Arnaud Robinet, vice-président de la région Grand-Est. Le trouble est d’autant plus fort que, fin 1944, le site a servi de centre d’internement pour l’épuration, et qu’entre 1945 et 1948 il a été transformé en prison. Les Alsaciens ont du mal à parler de tout cela. »
Dans le Nevada, un projet de mine géante de lithium menace toute une région
Planté sur sa terre, dans un décor dont il décrit chaque pic et chaque ruisseau, Ed Bartell fait la liste des dangers potentiels. Pour séparer le lithium de l’argile, Lithium Americas a prévu d’utiliser une solution d’acide sulfurique, un procédé qui n’est employé nulle part ailleurs. La production nécessitera 5 800 tonnes d’acide sulfurique par jour. Le soufre sera acheté aux raffineries de pétrole de la région et transformé sur place. « Ce soufre qu’on ne met même pas dans le carburant de nos voitures à cause de la pollution, s’exclame l’exploitant. Ils vont le mélanger à l’eau et le transformer en acide. En plein désert ! »
Le soufre sera lui-même amené par camion : 75 semi-remorques emprunteront chaque jour la Highway 293. « Et ça n’est qu’un aller simple ! », s’insurge Ed Bartell. Les rejets d’acide sulfurique seront ensevelis sur place. Un vaste dépôt de produits chimiques va recouvrir ce qui est aujourd’hui une zone où vivent des espèces rares comme le tétras des armoises (sage grouse) et le lapin pygmée.

- quand le bâti est de faible profondeur…
Des chercheurs percent les secrets du tombeau du “Prince Noir” - Sciences et Avenir
Ce sont aussi, et surtout, des preuve que l’art du Moyen-Âge était bien loin de l’art archaïque de “l’âge des ténèbres”, comme il est de coutume de qualifier cette longue période de notre histoire qui précède la Renaissance et ses avancées scientifiques et artistiques. “Cette sculpture montre à quel point la société du XIVe siècle était extrêmement sophistiquée sur le plan technologique. Les artisans qui l’ont réalisée possédaient la science, l’ingénierie et l’art nécessaires pour maîtriser la métallurgie et la dorure au feu à grande échelle, pour concevoir une figure qui est complexe tout en dissimulant sa complexité, et pour créer un objet suffisamment solide pour être encore dans un état quasi-parfait six siècles plus tard”, conclut Emily Pegues.
À suivre…