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Délais de livraison (suite et fin)

Et commandes sur le net

dans groummphh

Mise à jour du billet du 23 décembre 2006
[J’écrivais le 23] Je me fais la remarque suivante… Depuis une bonne semaine, le courrier “normal” comme les envois par chronopost semblent souffrir d’une lenteur excessive due à une surcharge de trafic. Le talon d’Achille des boutiques en ligne est peut être là.
Pour ma part, j’attends un chrono qui est parti mardi dernier pour une commande passée dimanche… Rien de grave mais ce colis me sert involontairement de témoin. Hier, pas de distribution de courrier… Aujourd’hui, deux préposés sympathiques chargés comme des mules sur leurs vélos pour livrer les retards.

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Ce mardi 26 décembre, j’ai donc reçu (enfin…!) mon colis via chronopost — une semaine pour me parvenir — et j’ai discuté 2 minutes avec le livreur (…sympa et fatigué, surpris de ne pas se faire engueuler…!!)… En gros, c’est bien l’engorgement avec, dans son cas, plus de 210 colis à livrer par jour la semaine dernière au lieu des 110 quotidiens…
Alors, au lieu d’invectiver le livreur (qui fait son boulot…), pensez aux conditions de votre commande… Juste dans la dernière semaine avant Noël comme de bien entendu…? Or, si il est facile de commander d’un clic virtuel vos produits, ceux-ci existent physiquement et il faut bien vous les faire parvenir… Comme vous, nous sommes des milliers à souhaiter tout avoir en même temps, la machine se grippe…!

En considérant que chaque livreur met 5 minutes par colis à livrer sur une base de 200 colis jour, cela fait 5 minutes x 200, le tout divisé par 60 pour retomber sur des heures… Eh oui, il devrait bosser plus de 16 heures… Alors apprenez à attendre…! Ou à commander plus tôt !!

Certes ce n’est pas l’attente de l’être aimé comme l’écrit si bien Paul Valery mais cessons de réagir en enfants gâtés…

Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d’être et de n’être pas,
Car j’ai vécu de vous attendre,
Et mon coeur n’était que vos pas.

le 26/12/2006 à 14:40 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Largeur de colonne et lecture sur le web

Quelques notes en vrac…

dans lire | usages

Préalable. Le billet ci-dessous de Joël m’est arrivé avant que je termine celui-ci que j’avais démarré de mon côté et c’est une heureuse coïncidence… Je le publie donc en complément du sien.

Je ne sais pas ce que vous pensez de tout cela mais c’est assez judicieux… En fait, les sites semblent avoir été pensés souvent pour asseoir l’image des entreprises qu’ils servent, la mettre en scène, la théâtraliser plus qu’informer…

Au fil des années et avec la multiplication des blogs, le texte a pris la plus grande part… Certes, nous avons des écrans superbes, larges pour afficher des images mais l’œil ne suit pas dès qu’il s’agit de texte. Essayez de lire des paragraphes de blocs supérieurs à 700, 750 pixels… Une fois sur deux vous sautez une ligne et c’est fatiguant.

Certains sites qui viennent de l’imprimé l’ont compris.
Prenons l’exemple du site du journal Le Figaro… Au dessus de chaque article (celui-ci par exemple…), vous trouvez une icône qui va vous proposer de basculer le billet affiché sur une colonne vers une présentation sur trois colonnes… Testez pour voir ce qui vous convient le mieux.

À la création d’urbanbike, j’ai opté intuitivement pour une colonne principale avec une largeur de 450 pixels… 450 pixels à 72 dpi (*), c’est l’équivalent d’une colonne de 15,9 cm papier à 300 dpi. C’est peu et c’est beaucoup. Sauf que…!!

Sauf que nous vivons avec un mythe tenace, celui que la résolution de nos écrans serait tous de 72 dpi… Là, je me réfère à Bruce Fraser et à son dernier ouvrage — Netteté et accentuation avec Photoshop CS2.
Non, nos écrans ne sont pas calibrés à 72 dpi et cela influe aussi notre ressenti des pages Web…
En effet, je perçois ma colonne de 450 pixels comme bien moins large que les 15,9 cm calculés sur une base de 72 dpi…

Et pour cause…!!
J’utilise deux écrans, un vieux 17 pouces (1024 par 768 pixels) et un 21 pouces plus récent (1680 par 1050 pixels), les deux de marque Apple.
Le premier affiche sont contenu sur 30,7 cm de large (soit 12,09 pouces si je divise ces 30,7 cm par 2,54). Je divise les 1024 pixels affichés en largeur et j’obtiens une résolution de 84,7 dpi… Capito…?
Ma fameuse colonne de 450 pixels est en fait perçue sur une justification de 13,4 cm…!
Si je fais les mêmes calculs pour mon écran principal — 43,4 cm de large, soit 17,09 pouces ; que je divise les 1680 pixels en largeur par 17,09, j’obtiens une résolution de 98,3 dpi… — ma colonne de texte n’est plus perçue que comme un bloc texte de 11,6 cm…
Un rapide passage sur le vieux Titanium de mon fils (après calcul, 91 dpi), cette colonne s’affiche sur 12,56 cm de large…

Du coup, le fait que la valeur de cette colonne soit perçue “à la louche” autour d’une justification de 13 cm explique mieux pourquoi je me sens à l’aise en lecture… Comme l’écrit Joël, la fréquentation quotidienne du livre blog n’est pas étrangère à ce choix intuitif…
Pensez-y en projetant votre prochain site…

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Néanmoins, ne refermons pas ce billet en expliquant qu’un écran étroit serait, dès lors, la panacée…!! C’est exactement ce que cherchent à nous faire croire tous les vendeurs de readers ! Le format des livres est multiple comme les sites internet et c’est aussi à nous d’inventer des mises en pages combinant éventuellement plusieurs flux… À la manière de certains beaux livres à l’italienne qui mêlent images et colonnes de texte. Une exploration approfondie des CSS devrait nous permettre de réaliser cela.

••• edit | décembre 2024 | Et urbanbike maintient cette largeur depuis deux décennies…

le 26/12/2006 à 11:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La page électronique

Le lion qui chasse ne fait pas de bruit

dans joël | usages

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


En rédigeant ces billets, j’apprécie la feuille de style des blogs qui rend enfin la lecture numérique plus confortable sur internet. Ce qui manque cruellement aujourd’hui, c’est un format d’écran d’ordinateur tenant compte de cette large colonne d’une quinzaine de centimètres à laquelle s’adosse une colonne plus petite. Parfaitement adaptée à notre utilisation quotidienne, l’éditeur ne manquera pas de remarquer le format et la largeur de ligne utilisés pour optimiser la lecture : celui du livre.

En quelques mois, une porte s’est donc ouverte pour accueillir une version électronique du livre papier puisque la présentation du blog s’impose comme le standard de lecture sur internet. Une technologie numérique s’appuyant sur une pratique culturelle bien ancrée, cela fait penser au succès du iPod.

Une deuxième porte est en train de s’ouvrir via la définition irréprochable des écrans. Je ne me lasse pas des photos en haut de page de ce blog : prises avec un bon appareil, elles sont reproduites avec une qualité d’image qui ne cesse de croître, au rythme des derniers progrès technologiques.

L’usage de la version électronique du livre papier est une question de timing. Car les services fabrications des maisons d’édition sont au diapason : les livres sont… de fiables et efficaces Pdf dans leur forme finale avant impression.

L’interactivité, point faible du Pdf ? Non, je n’en n’ai pas besoin, je suis déjà pleinement interactif en tant que lecteur avec l’auteur. Un prix inférieur car sur le net ? Pas vraiment. Comme ces lecteurs prêts à payer le livre plus cher s’il respecte l’environnement, je n’ai aucun problème à payer le prix du format papier pour être autorisé à télécharger le Pdf de mon prochain livre à partir du moment où mon ordinateur portable est mieux adapté.

Editeur, je chercherai moins la rentabilité par le volume de livres imprimés, ce qui augmente mes coûts mais je me rattrape sur la non-distribution physique du livre dans sa version électronique.
Auteur, je préserve mes droits, ma relation privilégiée avec mon éditeur et ma visibilité.
Libraire, je répartis mes ventes entre le livre papier et les versions électroniques téléchargées en magasin ou sur mon site web pour lesquelles je perçois le même pourcentage à chaque vente.
Lecteur, j’ai un accès unique et nouveau au savoir dans sa dimension pratique et je valorise plus qu’avant mon temps de lecture dédié aux livres papiers.

Mon ordinateur portable, plate-forme multimédia nomade sur laquelle j’écris ce billet, est le support ayant le plus fort potentiel pour me faire aimer la lecture numérique, du blog au courriel en passant par le livre.

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le 26/12/2006 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #